Groupes de discussions


Conseils et trucs
poster un sujet

Par Alter

Alter

Débourrage - Ça s'apprend comment ?


Je me suis toujours demandé comment on était sensé apprendre à débourrer un cheval. Le programme de la FEQ ne fait aucunement mention de cela. En effet, les brevets d'entraînement de base et d'entraîneur vise plus l'entraînement d'un cheval DÉJÀ débourré, et sont axé sur la compétition et l'idée de former des cavaliers de compétition. Alors comment commencer ?

Personnellement, bien que je n'aie jamais débourré un poulain de A à Z, j'ai participé à plusieurs étapes du débourrage, seule ou encadrée. J'estime que je serais capable de faire un débourrage entier toute seule, mais je ne me verrais jamais proposer mes services sans réelle formation ! Et je doute que les gens voudraient payer quelqu'un sans grande expérience non plus, moi je ne le ferais pas en tout cas. Plusieurs personnes souhaitent également que l'entraîneur aient débourrés d'autres chevaux que les siens, donc on oublie l'idée d'acheter un poulain pour se faire la main. Enfin, l'idée de le faire bénévolement pour se faire de l'expérience est pas super non plus, pour l'avoir essayer... Les propriétaires ne te prennent pas au sérieux, et ne respectent pas tes recommandations. Bref, je pense avoir fait le tour des possibilités, en vain.

Alors je le redemande : comment on est censé apprendre à débourrer ?
Mots-clés : , ,

Par DunDiluted

DunDiluted
Ahh j'adore débourrer, c'est ce que je préfère, pourtant je n'avais aucune expérience au départ et on ne me l'a pas montré nécessairement. C'est que le débourrage ne requiert pas une formation toute réfléchie, ça ne s'apprend pas dans des manuels. Débourrer un jeune cheval est comme éduquer un jeune enfant, on y va avec nos principes, nos techniques, notre feeling. Un dresseur de chiens connu à dit que pour éduquer un animal correctement, il faut être une personne qui soit dépourvue complètement de problèmes mentaux, de troubles de la personnalité et d'émotions vives. Or, très peu de gens répondent à ce critère, dit-il, et c'est vrai. Pour débourrer il faut que la personne soit: le leader agréable, quelqu'un qui ait la capacité de ressentir quand demander, quand relâcher, quand chicanner, quand récompenser. Il faut qu'il soit zen, calme, logique, posé, patient, compréhensif et «pardonneur». Il faut aussi qu'il n'ait pas peur de se faire jetter par terre. Malheureusement, ce dernier point semble être le seul critère que bien des cowboys qui vendent leur services de débourrage semblent trouver important. Donc, c'est la personnalité du débourreur qui est le plus important, tout le monde ne peux pas débourrer même s'ils ont un manuel avec les étapes clairement écrites. Bref, beaucoup de méthodes fonctionnent. Q'importe comment on y arrivera, le but reste que l'on puisse embarquer dessus et le diriger où on veux à la vitesse que l'on veut. Alors, certains iront avec la force, d'autres avec douceurs. Certains appliquent le «imprinting» qui consiste à toucher souvent et manipuler le bébé aussitôt sorti de sa mère, d'autres professionnels diront d'au contraire attendre à 3 ans pour être sûr de ne pas leur donner de mauvais plis. Certains utilisent un mord pour commencer, d'autres le feront au side-pull. Certains diront qu'il faut répéter à tous les jours pour l'habituer et le désensibiliser, d'autres diront qu'il faudra laisser quelques jours entre les premières montes. Alors tu vois que rien n'est écrit noir sur blanc. Pour apprendre à débourrer il y a la partie observation des autres débourreurs ainsi tu vois diverses réactions possibles du poulain et tu vois quelques méthodes des débourreurs (tu en vois dans des vidéos, dans les cliniques, ou en vrai si tu as la chance d'en connaitre). Il y a l'étape où tu te fait ta propre opinion des choses à propos du premier mord, la durée, quand commencer le trot, etc. et finalement il y a l'étape de l'expérience (à force d'en faire). Oui il y en a qui veulent un débourrage de qualité et ils sont sévère sur l,entraîneur qu'ils choisiront, ce sont le genre de personne qui ont une pension à 400$ par mois avec manège intérieur chauffé ça loll. Mais combien de personnes dans le fond des rangs achètent des chevaux pas domptés, savent pas comment faire, veulent pas payer cher, connaissent pas ce que c'est qu'un entraîneur de qualité et sont prêt à passer leur cheval à n'importe qui qui seraient prête à s'essayer de le dompter? Plein! C'est avec ce genre de client là que tu commence

Par Alter

Alter
Merci beaucoup de ton témoignage, DunDiluted. C'est encourageant

Ça doit tout de même être difficile de trouver des assurances quand tu débutes non ? J'imagine que très peu de gens en ont.

Par PetiteLily

PetiteLily
Je trouve que le meilleur moyen est encore de s'entourer de gens compétents et d'apprendre de leurs techniques en observant, participant et expérimentant à leurs côtés.

C'est pour moi le meilleur moyen de prendre de l'expérience, d'apprendre et de trouver ce avec quoi on est à l'aise et les techniques qui nous conviennent. Plus la variété d'entraîneurs et de techniques sera grande, meilleur sera le résultat. Attention toutefois à ne pas s'éparpiller et voir plein de choses tout en n'en maîtrisant aucune.



DunDiluted ton message est étrange. Tu es en train de dire d'aller expérimenter sur les chevaux de gens mal informés. Sérieusement ? Pourquoi ne pas les éduquer à la place ? Personnellement je considère qu'on expérimente sur nos propres chevaux et que lorsque l'on travaille pour quelqu'un, on doit avoir une éthique de travail et offrir un travail de qualité. Oui les techniques s'adaptent à chaque cheval et chaque situation. Mais de là à dire d'aller faire des expériences sur les chevaux de clients pour voir si oui ou non finalement on a l'expérience pour mener un débourrage à terme je trouve cela tout sauf professionnel. Bref, pour moi il faut commencer par faire un travail impeccable sur nos propres chevaux et ceux de la famille / connaissances proche avant de vous improviser instructeur / entraîneur / etc. et d'offrir un service à la population générale.

Par Alter

Alter
Je trouve ça drôle, parce qu'aujourd'hui justement, j'appelais au Centre Équi Passion pour obtenir de l'information sur leur formation intensive que je compte suivre après mon bac, et j'ai su qu'on travaillait avec des poulains ! Donc ce serait une bonne occasion d'apprendre.

Moi aussi je trouve ça risquer de tester avec des clients... il faut vraiment être sûr de soi parce que ça peut vite devenir dangereux ! Et là je le suis peut-être à 80% seulement

Il y a encore la possibilité d'offrir des débourrage bénévolement, mais il faut être strict dans ses conditions, pour éviter des malentendus... Toutefois, sans assurance, ça demeure risqué...

Par Shawleen

Shawleen
Je suis aussi en amour avec les debourrages ... j'aimerais même l'offrir comme service. Mais au fond .. quand la communication est la, il s'agit simplement de bien preparé et ecouter le cheval. Au fond chaque cheval est unique et il n'y a donc pas de recette comme tel: seulement des "check" a faire. Ex; le cheval sait gerer des emotions check, le cheval est disponible mentalement pour repondre a des demandes ... ect ect selon aussi ce que l'on veut faire du cheval ensuite et du type de cavalier qui le manipulera.

Je sais que Carole fait des formations debourrages carrement; mais pas pour monsieur madame tout le monde ...

Par DunDiluted

DunDiluted
PetiteLily, désolée que tu trouve mon message étrange, seulement, après 50 lignes de texte, il fallait bien que je m'arrête lol, parce que j'en aurait dit pas pas plus sur le sujet, dont sur ma façon de débourrer qui est justement de montrer à la personne à manipuler son propre poulain, notamment pour renforcer les liens avec son proprio, et non avec le débourreur, et aussi parce que celui-ci pourra ensuite pratiquer son poulain souvent jusqu'à ce que l'on se présente à nouveau pour effectuer la prochaine étape du débourrage. Mais comme la question était: «c'est où qu'on apprend» et non «comment on débourre», je ne me suis pas lancé sur le sujet. Parler d'expérimenter sur d'autres poulains est très loin de ma pensée. Si tu lis bien, je parle de genres de proprios de chevaux, le genre de proprios qui sont plus ouverts d'esprits et moins difficiles. L'auteure demande où l'on peu acquérir de l'expérience, car il faut bien commencer quelque part, alors je dis, selon mon expérience, que ce genre de personne sont plus ouvert à engager quelqu'un qui n'a pas nécessairement 100 chevaux de débourrés à son palmarès. On s'entend que quand t'es rendu que tu débourre, t'es pu un débutant, tu fait pu de tests ou d'expériences comme tu dis, tu es sensé savoir ce que tu fais et le faire bien. Ce que l'auteure de la question souhaites avoir, c'est (oui de l'expertise et...) un chiffre plus ou moins élevé de chevaux débourrés à son actif (et non pas juste ses propres quelques poulains à elle) afin que les proprios l'engage, la prenne au sérieux et respectent ses recommandations comme elle a dit. J'aimerais juste ajouter mon opinion au sujet du palmarès élevé. C'est vrai que c'est plus vendeur quelqu'un qui dit avoir débourré 400 poulains, que quelqu'un qui n'en a fait que 5. Mais c'est mieux 5 de bien fait, que 400 qui sont été brassés, qui craignent maintenant l'homme et qui on pris de mauvais plis (j'ai justement un cowboy connu au québec en tête en disant ça). Malheureusement, les gens regardent le nombre et non la qualité pour la majorité, supposant que l'un vient avec l'autre. Alors, je préfère faire un cheminement lent mais sûr avec le proprio et son poulain, que juste tout faire en une journée en n'incluant pas le proprio dans la démarche et puis passer à un autre le lendemain. Je préfère le mot éduquer ou débourrer que «casser» un cheval comme on entend souvent