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Par NCK!

NCK!

Monter à cheval


Hey tout le monde!

Depuis les derniers mois, je suis en grande réflexion sur la vie en générale et pour faire court, je suis à la recherche de feelings! On m'a dit de m'arrêter quelques instants pour sentir ce qui me rend heureuse et qui fait que j'éprouve du plaisir à m'adonner à une activité, notamment lorsque je monte à cheval.

Voilà la belle affaire: je ne suis pas sûre de ce que je suis supposée ressentir en selle. Monter ne me déplaît pas, mais le sentiment d'euphorie, de me sentir libre et d'avoir du fun, je ne peux pas dire qu'il est présent comme je crois qu'il doit l'être. Je monte depuis cinq ans en classique et j'ai toujours suivi des cours depuis l'âge de mes dix ans.

J'adore les chevaux, sérieusement. J'aime être près d'eux, les brosser, les caresser, jouer avec eux au sol, les promener... Hier, j'ai monté ma jument en randonnée. J'ai apprécié ce moment, mais cela faisait un mois que je n'avais pas monté sur son dos et je ne peux même pas dire que cela m'avait manqué. J'étais contente, oui, mais j'ai l'impression que je pourrais être un autre mois sans la monter sans problème. Cependant, il me serait impossible de ne pas être en contact avec eux. J'ai besoin de voir mes juments tous les jours.

Je vous pose donc la question: qu'est-ce que vous aimez tant lorsque vous montez à cheval? Quelles sont vous pensées? Vous émotions? Que ressentez-vous?

Par Lollipop17

Lollipop17
Comme chaque fois que tu poses une question, tu m'as fait me questionner

Alors je vais y aller en étapes.

Quand j'étais jeune, monter à cheval était ma dépendance, tout mon argent de poche y passait et j'attendais chaque monte avec excitation. Devenue guide j'étais tout aussi motivée et enivrée à chaque jour que je pouvais monter. À cette époque, je montais pour le pur plaisir de monter, pas de cours, pas de technique, juste de la randonnée.

Il y a 3 ans quand je suis remontée à cheval, sur un cheval qui n'en était pas un de randonnée... je me suis faite expulsée assez rapidement de sur son dos par mon manque d'écoute et de connaissances... J'ai pris 2 ans pour me remettre complètement de cet évènement et la monte à cheval avait pris un autre sens, celui de la peur, du manque de confiance Mais, je voulais remonter, au plus profond de moi c'est ce que je désirait le plus au monde.

Avec l'aide de ma coach et de notre super cheval Lancelot, j'ai repris confiance mais je montais en manège et j'avoue que je trouvais ça mortel et plate. Lancelot est un cheval qu'on doit pousser tout le temps, il est formidable et patient mais il demande beaucoup d'énergie. Dans ma vie du quotidien je suis vraiment pas le personne qui pousse dans le derrière des autres, je traverse ma vie la tête haute et je passe à travers tout mais je ne demande à personne d'en faire autant. Donc forcément Lancelot et moi avions une incompatibilité au niveau du caractère. Ma fille adolescente elle, adore Lancelot, il lui permet de s'affirmer, de s'imposer et de se dépasser.

Shadow est arrivé dans ma vie... je l'ai soigné, j'aimais ces moments entre nous deux où je prenais soin de lui pour qu'il se sente mieux et j'aimais la progression de son état d'esprit au fur et à mesure qu'il guérissait. Quand j'ai monté Shadow, j'avais le coeur battant, le souffle court comme dans mon adolescence Shadow est une cheval murmureur, il a souffert toute sa vie (malformation au niveau du genou avant) sans jamais exploser mais il jase, il réagit. Encore là, au début en manège, je manquais d'imagination et je m'emmerdais... puis, j'ai commencé à vraiment l'écouter, à tester des touchers, des contacts, des mouvements et le déclic s'est finalement fait dans ma tête. En manège je comprenais enfin ce que je pouvais faire J'ai recommencé à aimer monter parce qu'avec Shadow j'avais une complicité, une communication qui me permettaient de vouloir lui apprendre des trucs et de vouloir les apprendre avec lui.

Zya est arrivée, Zya dont j'étais amoureuse depuis 1 an... Hypersensible, à l'écoute, expressive, réactive... elle est mon alter ego, mon miroir à moi. Quand je selle, j'ai toujours cette poussée d'adrénaline, ce souffle court et elle me sent avec intensité pour tenter de comprendre pourquoi je suis comme ça Elle n'avait jamais fait de manège alors c'est tout un défi mais en même temps j'apprends tellement auprès d'elle

Alors voilà, pourquoi j'aime monter... j'aime cette incroyable sensation de faire bouger un cheval au simple déplacement de mon poids sur son dos, à la simple caresse de la rêne sur son cou... j'aime pouvoir communiquer, être comprise et comprendre.

Ça m'a pris du temps, je suis toujours pas la plus grande fan du manège mais j'éprouve à nouveau cette sensation de rush qui me tenait par les tripes quand j'étais jeune. Alors qu'avec Lancelot je n'éprouvais rien du tout (mais on l'aime notre Lancelot).

Peut être que tu n'as pas trouvé ce qui peut vraiment t'allumer une fois à cheval, peut être as tu été découragée au point où cela devient désagréable.

Je sais que tu montes principalement classique mais pourquoi ne pas te faire une run de baril dans ton manège juste pour le plaisir... un mini parcours de trec... essayer de trouver ce qui allume tes chevaux te permettra de plus apprécier la monte. Un cheval volontaire c'est tellement plus facile

Par skylee2

skylee2
jai vu que tu a une fermette!

je connais bcp de monde qui apres quel que mois etre chez eux avec leur chevaux ne monte pu car c la solitude complete la routine de soccuper deux (ca prend tu temps pi apres ca nous tente pu!) habitué de monter avec dautres et aussi detre motivé par eux ca laisse un vide

un truc c qui si c possible prend des pensionnaires 1 ou 2 deja si il vienne rider ca va te motiver un nouveau défi aussi prend des cours

moi la routine c installé javais moins le gout est de plus ma jument nétais pas ce quon peut dire un cheval facile toujours un combat la rider alors jai commencé a trouver de défis et puis la si jy vais pas une journé je me sent mal en moyenne jy vais 6 jours semaines quel que fois 5 mais jaimais plus bas ca fait maintenant 20 ans que je fais du cheval et que jai des chevaux est jai bcp plus de plaisir aujourdhui jai plus apprit a monter depuis 1 an que les 20 ans combiné et jadoooore

mais je sai que si je machette une fermette je ne le serait pu motivé sourtout si jai juste mes chevaux et ca je le sais

Par ShannieNan

ShannieNan
C'est vrai Lollipop que NCK nous fait réfléchir à chacun de ses posts ! Quelle belle personne à un si jeune âge, j'en suis toujours étonnée !

Bon, dans mon cas, un cheval a toujours fait jaillir un quelque chose à l'intérieur de moi. Je n'ai jamais suivi de cours dans ma jeunesse, je suis née en ville, dans mon parcours de vie je suis allée peut-être 4-5 fois en randonnée, à la queueleuleu ! Mais je me disais toujours que je souhaitais avoir un cheval, c'était mon rêve, mais pas pour une discipline particulière, un cheval de compagnie, comme un chien, même si pas du tout un chien. Et j'avais cette condition personnelle que je ne voulais pas le mettre en pension, mais bien dans ma "cour" !

Après, j'ai eu mes enfants, travail, et vers la fin trentaine, grâce à ma cousine, me voilà dans ce monde et là, la flamme intérieure était à un point tel, que je ne pouvais pas croire que je passerais cette vie sans vivre mon rêve !

Depuis, un an, je le vis, et maintenant à 47 ans, plus d'enfant à la maison, je m'y consacre à 100% et tout comme toi, NCK, monter Shannie n'est pas du tout une fin en soi pour moi. Peut-être est-ce dû à une relation encore trop jeune entre nous, mon manque d'expérience et de confiance en moi, ça je l'ignore. Mais une chose est certaine, je trippe à faire mes jeux Parelli (je bouillonne littéralement en dedans lorsque nous communiquons à travers ces jeux)! J'adore la masser, la brosser, la bécotter sur ce bout de nez si doux et la "reniffler" à mon tour et me dire: "Maudus que tu sens bonne, même si une autre personne dirait, issshh ça sent le cheval. Je trippe à me promener en laisse avec elle et mes chiens qui courent dans le bois ! Communion de la nature avec mes animaux, pour moi c'est l'extase ! Quand tu relaxes à ramasser les crottins, y'en a pas de problème !

J'aime aussi ce qu'elle me pousse à faire, soit de l'introspection sur moi-même, vivre davantage le moment présent ! Ma thérapeute en quelque sorte !

Bref, je vis "en compagnie" de ma Belle noire, elle est heureuse, dehors 24h sur 24h et oui, je tire le rideau de ma fenêtre et je la vois là, bien tranquillement à manger son foin !

Par caro.ba

caro.ba
C'est un peu difficile de répondre à ça, je ne m'arrête pas vraiment à chercher ce que je ressens pendant que je monte.

Avec un peu de recul, je dirais que oui, il y a ce sentiment de liberté, de communion avec le cheval, l'adrénaline à certains moments, tout dépendant de ce qu'on fait. Mais quand je monte, je ne pense à rien. Pas de ménage, de lavage, de problème au travail, d'un tel ami qui m'a dit quelque chose qui m'a blessée. Pas de souper à faire et l'heure n'existe plus. Je sais à quelle heure j'arrive là-bas, mais une fois arrivée à l'écurie, je n'ai aucune idée à quelle heure je vais en repartir. Pas besoin de manger et de boire. Je regarde l'heure en finissant et "Oh mon Dieu, je suis arrivée à 10h, il est déjà 18h, je n'ai pas diné et pas encore soupé!". C'est un abandon total de tout, que je ressens en m'occupant des chevaux oui, mais pas autant qu'en montant, en allant me promener dans les bois pendant 2h, 3h.

Pour moi, c'est vraiment un besoin. 3 semaines sans monter à cheval, et je deviens irritable. Je vais péter une crise à mon chum parce qu'il a laissé trainer une assiette sur le comptoir, éclater en sanglots parce que je vois quelque chose le moindrement triste à la télé. Comme je le dis, c'est mon "antidépresseur en inhalateur"

Dans ton cas, si le simple fait d'être en leur présence te suffit, tant mieux! J'ai connu plusieurs personnes qui préféraient brosser, minoucher, observer (etc) que de monter, il n'y a rien de pas normal là-dedans

Par Alie

Alie
Pour moi tout est mélanger ! J'aime autant monter que faire du travail au sol. J'alterne, quand ça fait longtemps que je n'ai pas longé, ben je la longe. Quand ça fait longtemps qu'on a pas fait de travail au sol ben on fait du travail au sol. Des fois je réfléchis et je me rends compte... hey mais ça fait plus d'une semaine que je n'ai pas monté ? Ah ben, je m'en suis pas rendue compte ! Je trouve important de varier ce qu'on fait, comme des fois je monte en manège, des fois en trail (quand la température le permet !), parfois en compagnie d'autres personnes et parfois seules. À chaque fois, on progresse un peu et au fur et à mesure tu regardes comment c'était avant et tu te dis... mon dieu j'en ai fait du chemin ! Et c'est un progrès notable partout ! Ma jument se muscle tranquillement du dos et se place beaucoup plus facilement. Côté travail au sol, ce n'est plus du tout le même cheval ! J'ai une relation de confiance avec elle, ce qui n'était pas le cas avant... Il nous reste encore beaucoup de chemin à faire dans beaucoup de choses, mais je trouve ça formidable parce que je me dis que c'est pas demain matin que je n'aurai plus rien à faire ! Quand on travaille toujours la même chose (pratiquer sans arrêt le même tour par exemple pendant 2h, chaque jour, pendant 1 mois), le cheval se tanne, est moins attentif, plus impatient... il oublie ses anciennes connaissances dans ce qui n'est pas travaillé... finalement on progresse d'un côté mais on en perd de l'autre. Tandis qu'en faisant de tout, on va moins vite, mais au final ça fait un cheval très équilibré !

Par NCK!

NCK!
Merci tout le monde pour vos commentaires

J'ai souvent lu des gens qui pour eux, monter est la plus belle merveille que la vie peut leur offrir. Ils en parlent avec cette petite étoile au fond des yeux, cette flamme passionnée qui vous anime et vous rend tellement sûr de vous. Pour eux, monter, c'est tellement magique! Cela leur procure un instant de bonheur pur. Ils se sentent forts, grandis, libres. On me parle de cette adrénaline qui vous ronge les tripes, qui peut vous faire accomplir des choses grandioses, de ce lien fusionnel avec un cheval lorsqu'il répond à chacun de vos faits et gestes, presque comme s'il connaissait vos pensées. Cet incroyable sentiment de puissance lorsque vous sentez votre monture se contracter pour sauter un obstacle, lorsque ses muscles se contractent pour faire un passage, ou encore lorsque ses membres s'élancent dans un galop effréné dans une course de barils. On m'a souvent dit: «Moi, arrêter de monter, jamais de la vie!» Ils ont la monte tattouée sur le coeur

Euh... oui, j'aime monter, mais pas plus qu'il faut. Je ne péterai pas une crise si je ne peux monter plusieurs fois par semaine. J'ai la possibilité de monter tous les jours, or, je n'en éprouve pas l'envie. J'aime cependant faire de la randonnée. J'aime la nature, la tranquillité, les beaux décors qui changent, l'harmonie. Je n'en fais que très rarement puisqu'il me faut quelqu'un pour monter avec moi, mes parents ne montant pas à cheval. Mes amies viennent parfois et j'en profite pour sortir et monter à l'extérieur du ring. J'adore la monte classique, mais j'ai l'intention de m'orienter vers le dressage artistique, qui est en fait la combinaison de toutes les formes de dressage équestre sur une musique. En ring, c'est correct. Je n'ai pas d'entraîneur qui vient à la maison pour l'instant puisque je suis mes cours à l'extérieur, donc je suis toujours seule, sauf que la solitude ne me dérange pas trop, y étant habituée depuis ma plus tendre enfance.

Je connais plusieurs filles qui veulent faire et font de la compétition. Elles sont d'ailleurs très douées et ont beaucoup de succès. Elles veulent réussir, remporter des rubans, être reconnues. Moi, mon rêve farfelu est plutôt d'avoir un magnifique cheval talentueux, avec une conformation impeccable, un pedigree remarquable et tout, mais ce serait une autre personne que moi-même qui le monterait sérieusement pour exploiter son potentiel. Le couple récolterait tous les honneurs, et moi, je serais fière d'être dans les gradins et de dire « Regardez! C'est mon cheval avec un des meilleurs cavaliers qui existent sur terre!» Oui, je serais une propriétaire qui verrait financièrement aux soins de son cheval. Certains portent un regard méprisant envers les gens qui possèdent de beaux et bons chevaux mais qui ne montent pas. Certes, j'irais le voir, m'en occuper, l'emmener faire des ballades, le gâter, le dorloter, l'emmener faire quelques randonnées tranquille. Sauf que je n'ai pas le talent pour remporter les compétitions et surtout, je n'ai pas cet esprit de combativité nécessaire pour aller chercher la victoire.

Je me demandais juste si c'était possible d'aimer les chevaux sans nécessairement aimer monter
Merci tout le monde pour vos commentaires    

J'ai souvent lu des gens qui pour eux, monter est la plus belle merveille que la vie peut leur...