Par Ponìa
L'animal ou le sport ?
Bonjour,
Après des moi d'efforts et d'acharnement, je réalise que je fais face à un dilemme : je suis incapable de choisir entre l'animal ou le sport. Je me demandais si certains d'entre vous avaient eu à faire le choix entre garder votre cheval, mais abandonner (temporairement) l'équitation ou continuer l'équitation, mais «abandonner» votre cheval. Quel choix avez-vous fait ? Que regrettez-vous ? Que ne regrettez-vous pas ?
Je sais que la décision finale m'appartient, mais j'ai besoin de prendre un peu de recul sur ma situation, j'ai besoin qu'on me présente des points auxquels je ne pense peut-être pas.



Par likeariver
Si tu pourrais trouver une personne comme ça, ça serait un beau compromis. Quelqu'un qui peut offrir une belle vie à Wapi et toi tu pourrais évoluer dans le sport en aimant tout autant un autre cheval.
Dans le meilleur des mondes, on garderait notre vieux cheval à la retraite, mais c'est dispendieux. Tant mieux ceux qui peuvent se le permettre, mais il faut aussi être réaliste.
Ce n'est pas d'être sans coeur et de ne pas aimer l'animal. Dans le cas de quelqu'un qui a besoin de changer de cheval aux 2 ans peut-être, mais dans ton cas...c'est que tu es rendu à ce stade-là dans ta vie. Les chevaux ne sont pas éternels et nous non plus...
Bref, si quelqu'un dans le monde attend un cheval comme Wapi, sans doute quelque part y a t-il un cheval qui t'attends aussi?
Par Ponìa
J'ai eu du mal à faire prendre du poids à ma jument, elle est très difficile à maintenir et après la colique et la lymphangite, elle était très maigre. Au box avec sorties, elle a enfin un poids presque santé (il lui en manque très peu). Je n'ai pas trouvé de pensions extérieures comme je l'aurais aimé : grand, avec d'autres chevaux, sur de l'herbe et avec moulée.
Oh, likeariver, Wapi n'est PAS un cheval pour quelqu'un qui en a peur ! Mais je comprends l'idée. La réalité des deux options que je considère : donner Wapi via Galahad pour lui trouver une bonne famille pour la vie ou la garder et lui donner moi-même sa retraite pour la vie.
Une chance que rien ne presse parce que c'est vraiment pas facile comme choix !
Par Tania
Je te dis des mots que j'aimerais qu'on me dise parfois...
Pense à toi en premier, à ton bonheur à toi.
Fais ce que toi tu crois être le meilleur pour ton cheval.
Les animaux sont de magnifiques âmes qui viennent dans nos vies pour nous aider à cheminer.
Parfois, ils sont là pour nous apprendre à "Lâcher Prise".
Ton cheval a un destin, tout comme tu en as un propre à toi.
Tout ce qui arrivera est pour le mieux.
Dans la vie, il ne faut pas oublier que rien n'est négatif. Les épreuves sont des étapes d'avancement, de cheminement.
C'est important parfois de prendre des décisions afin de pouvoir vivre en paix par a suite.
ÉCoute ton coeur et fais des choix pour toi. Afin que toi tu vives mieux avec les décisions que tu as prise.
Nos chevaux vives au moment présent.
En ce moment il doit ressentir la peine et le déchirement que tu as face à son futur à lui et il ne doit pas être heureux de te voir ainsi.
Bonne chance dans toutes tes décisions
Tania
Par Myloup
Par likeariver
C'est sûre qu'il y a une solution, il y en a plein! et tu vas en trouver une
Anyway, ça ne semble pas presser, alors prend ton temps, la vie prend des tournant différent tellement vite parfois. Peut-être la vie va prendre une décision avant toi...
Par NCK!
Sans nécessairement vouloir gagner au niveau grand-prix, j'ai plusieurs objectifs à atteindre avec ces deux juments: découvrir le dressage, peaufiner notre travail au sol, leur apprendre des trucs, faire de la randonnée, essayer une multitudes de nouvelles notions (attelage, trec, etc.).
Or, je suis confrontée à une réalité: contrairement au choix que tu suggère, je ne dois pas choisir entre le sport ou le cheval... C'est plutôt mes juments qui doivent savoir composer avec leur cavalière, puisque celle-ci fait de l'arthrite juvénile. Avec ma condition, il y a des semaines et parfois des mois durant lesquels il m'est impossible de monter, à peine de travailler au sol, étant trop souffrante pour faire autrement. J'avance donc à mon rythme, un peu plus lentement que d'autres, mais je progresse tout de même, comme mes juments, dans la mesure où nous pouvons le faire.
Bien sûr, je veux m'améliorer, faire plein de découvertes et tout, mais je reste lucide et ma condition physique me rattrape parfois. Ainsi, il m'arrive «d'abandonner» un certain temps la monte, mais JAMAIS l'équitation. Puisque tous les matins, je vais leur parler, les nourrir, passer un peu de temps avec eux. Je les promène en laisse quand je suis en forme, je joue avec eux au sol, je longe, je fais des longues rênes. Tout ce que je peux faire autre que monter. Mon entraîneuse vient aussi les monter quand je ne peux le faire.
Oh, évidemment, j'imagine que mes juments avanceraient plus vite avec d'autres cavaliers en meilleure santé, qui les entraîneraient 5 fois par semaine. Cependant, je ne pense pas forcément qu'elles sont malheureuses pour autant avec moi. Simplement, notre type d'évolution est un peu différente des autres. Je ne tiens pas à avoir un cheval de grand prix enregistré au studbook puisque je ne saurais sans doute pas honorer son prestigieux talent. Je ne monte qu'une ou deux fois par semaine et ça me suffit. J'ai appris que l'équitation ne se limitait pas seulement à la monte et qu'il y a tout un autre monde possible. Il suffit d'ouvrir les yeux. Je ne regrette pas du tout où je suis rendue et vers où je m'en vais.