Par NCK!
Monter à cheval
Hey tout le monde!
Depuis les derniers mois, je suis en grande réflexion sur la vie en générale et pour faire court, je suis à la recherche de feelings! On m'a dit de m'arrêter quelques instants pour sentir ce qui me rend heureuse et qui fait que j'éprouve du plaisir à m'adonner à une activité, notamment lorsque je monte à cheval.
Voilà la belle affaire: je ne suis pas sûre de ce que je suis supposée ressentir en selle. Monter ne me déplaît pas, mais le sentiment d'euphorie, de me sentir libre et d'avoir du fun, je ne peux pas dire qu'il est présent comme je crois qu'il doit l'être. Je monte depuis cinq ans en classique et j'ai toujours suivi des cours depuis l'âge de mes dix ans.
J'adore les chevaux, sérieusement. J'aime être près d'eux, les brosser, les caresser, jouer avec eux au sol, les promener... Hier, j'ai monté ma jument en randonnée. J'ai apprécié ce moment, mais cela faisait un mois que je n'avais pas monté sur son dos et je ne peux même pas dire que cela m'avait manqué. J'étais contente, oui, mais j'ai l'impression que je pourrais être un autre mois sans la monter sans problème. Cependant, il me serait impossible de ne pas être en contact avec eux. J'ai besoin de voir mes juments tous les jours.
Je vous pose donc la question: qu'est-ce que vous aimez tant lorsque vous montez à cheval? Quelles sont vous pensées? Vous émotions? Que ressentez-vous?




Par NCK!
Mes parents ont toujours été exigeants avec moi depuis que je suis toute petite. Bambin, j'ai appris quatre leçons importantes: ON NE PLEURE PAS, ON NE SE PLAINT PAS, ON NE CRIT PAS ET ON N'A PAS PEUR. Donc depuis que j'ai trois ans à peu près, je ne pleure effectivement pratiquement jamais, et SURTOUT PAS en public (pour mes parents, t'as intérêt à aller te cacher), quand j'ai vraiment mal (ex: cheville foulée), je serre les dents sans rien dire (j'ai couru pendant 1 h 30 dessus), même si j'ai peur, je vais prétendre le contraire, et je n'élève jamais le ton. En fait, je parle très peu.
Mes parents me comparent toujours à la masse. TU DOIS ÊTRE AU-DESSUS DE LA MOYENNE, me disent-ils. Je dois être bonne, c'est tout. Quand je ne réussis pas là où les autres réussissent, les POURQUOI T'ES PAS CAPABLE DE FAIRE COMME TELLE? POURQUOI T'ES TROP NULLE POUR SUIVRE LES AUTRES? POURQUOI TU FAIS PAS COMME UN TEL, UNE TELLE? embarquent aussitôt. Ils ne veulent pas que je sois première de classe, mais traîner en arrière du groupe est totalement INACCEPTABLE pour eux.
À mon ancienne écurie, quand je n'avais pas de bons cours, mes parents me faisaient la morale. Et il est déjà arrivé qu'ils parlent à mon ancienne coatch pour qu'elle me remette à sa place. Quoi de mieux que de se faire brasser verbalement pour remettre les idées en place? Ça, c'était mon père qui approuvait que je me fasse rappeler à l'ordre lorsque j'étais "pourrie", mais, il vient presque jamais à l'écurie maintenant. J'ai proposé à ma coatch actuelle de faire la même chose au besoin, y étant habituée dans la vie de tous les jours et croyez-moi, j'avance quand je me fais mettre un coup dans le derrière, manière de parler! Sauf que ma coatch ne veut pas.
Mes parents trouvent que je ne progresse pas assez et il est vrai que je stagne depuis quelques mois, mais ce que je fais n'est jamais correct. TU NE POUSSES PAS ASSEZ TON CHEVAL! TES JUMENTS FOUTENT RIEN! QU'EST-CE QUE T'ATTENDS POUR MONTER? POURQUOI TU MONTES PAS PLUS LONGTEMPS? C'EST PAS GRACIEUX VOTRE AFFAIRE! etc. La seule chose que je fais sans me faire ramasser à chaque fois, eh bien c'est de brosser le cheval!
J'aime monter et j'éprouve un certain plaisir sur leur dos, mais il se volatilise aussitôt que je mets pied à terre puisque mes parents sont là pour me rappeler que je peux faire mieux, que leurs attentes sont plus hautes et tout le tralala. Donc monter devient assez déplaisant.
Je vais voir si je peux avoir du plaisir à monter magrlé tout puisqu'être stressée = mauvais cours = se faire ramasser dans le dash = pas pantoute le fun. Mais j'ai le dos large, comme on dit: quand quelque chose ne fonctionne pas, c'est de ma faute, jamais celle de mes parents.
En tout cas, merci de m'avoir répondu!
Par Lollipop17
C'est dommage que quelque chose comme l'équitation soit devenu une corvée mais je comprends tout à fait comment tu peux te sentir.
Éventuellement, le temps venu, tu vas avoir à leur faire fasse, à leur exprimer tout ça mais je sais que ça non plus c'est pas facile.
Il faudra aussi qu'ils comprennent que les chevaux que tu as chez toi ne sont pas des chevaux de cours ni de compétition, que ce sont des chevaux en plein apprentissage, avec des connaissances différentes, des forces et des limitations et que ton rôle avec eux est d'apprendre à les connaître et à évoluer avec eux contrairement aux chevaux là où tu prends tes cours qui n'ont comme rôle que de te former...
Ça pourrait déjà être une étape qui te permettrait de reprendre contact et d'avancer dans ton estime de toi.
Par momoe
Par Diego.foal
Pour moi le bonheure de monté c'est quand j'obtient ce que je veux de mon cheval. Aujourd'hui apres deux volte au galop, une de chaque coté et 3-4 pas de coté j'ai laisser mon cheval la dessus... Défois les gens peuvent penser que je ne le boss pas assez fort car il n'est presque jamais trempe... l'important c'est que vous ayez du plaisir et tes juments!
Par katy
j me sens comme sur un nuage , je vole et je flotte breff c est une drogue une passion c est quel que chose qui ne se décrie pas .. c est du bonheur pur et simple ... quand j en fait j me sens libre et vivante je n ai plus d attache a la vie réelle .. je planne , je reve et je m envole dans un moment de plaisir . selement le silence de la nature , l aire fraie l effet psychologique qu aucun autre animale ne peux m aporter ... je pourrais continuer drant des heur , c est une passion une drogue .
Par NCK!
Si je me concentre sur ce que j'aime de la monte, et ce, vraiment QUAND JE MONTE (et pas après), c'est ce sentiment de me sentir entre deux, je crois. Je ne touche plus le sol mais j'y suis rattaché. Je suis en suspense: je vois le monde d'une perspective totalement différente. Le sol n'est jamais trop loin pour me ramener à la brusque réalité, notamment lorsqu'il m'arrive de tomber.
Je suis une fille très insécure de nature, mais, étant donné les circonstances, je n'ai pas l'occasion d'exprimer mon insécurité. Je la garde refoulée, tâchant d'être forte pour les autres, cette forteresse inébranlable dont les gens ont besoin et qui est réconfortante. Je suis celle qui dit les bons mots aux bons moments, qui apaise les âmes et qui fait le retour à l'harmonie. Je n'en veux pas à mes parents. En moi, ils voient la fille qui réussit dans tout et qui a certainement un brillant avenir, et c'est rassurant de savoir que son enfant est promi à une vie magnifique, non? C'est pour ça que je dois toujours aller de l'avant. Cependant, si la forteresse semble invincible de l'extérieur, des fissures se forment à l'intérieur.
À cheval, je dois me concentrer sur mon partenaire. Je sais pertinemment que s'il le voudrait, il pourrait m'éjecter au sol s'il en avait l'envie, je n'ai d'ailleurs même pas une assiette solide pour me retenir. Mais il ne le fait pas. Pourquoi? J'ai un animal cent fois plus puissant que moi qui accepte de me laisser grimper sur son dos, un animal qui accepte que je lui exprime ma volonté, et si je lui demande poliemment, il la réalisera. Je suis celle qui écoute les autres, mais lui, il cherche à m'écouter. Il cherche à savoir ce que je veux exprimer concrètement, ce que j'exprime inconsciemment, et il donne une réponse. Chaque fois. Je ne peux lui mentir puisqu'il sait bien me deviner. Il me voit à jour, à découvert sous mon masque, le fragile qui je suis, resté dans l'ombre tant de fois.
Je n'ai pas besoin de mots. De toute façon, j'ai appris toute ma vie à me taire. La seule chose que je sais faire pour dire la vérité, c'est écrire, mais ma monture saisit mes messages, aussi discrets soient-ils. Je lui parle de temps à autre pour la féliciter et parfois même, simplement pour apprivoiser l'art de s'exprimer oralement. Oui, l'apprivoiser petit à petit. Les humains ne veulent pas m'entendre parler et me somment d'arrêter en me coupant la parole, en m'ignorant ou en me criant dessus. Le cheval, lui, ne me dit pas de me la fermer. J'apprends à communiquer avec lui. J'apprends à lui faire part de ce que je veux clairement, et quand je le fais bien, ma récompense est d'avoir sa coopération. Si vous n'êtes pas violent, un cheval restera patient.
À cheval, l'heure n'est pas à l'angoisse. Pourquoi l'être de toute façon? Un cheval que je ne connais pas me rend nerveuse, mais quand j'ai confiance en ma monture, je suis tranquille d'esprit. J'aime sentir son corps se mouvoir sous moi, sentir le mien suivre sa cadence, son souffle régulier, sa chaleur. J'aime l'observer réagir au monde l'entourant et me demander à ce qu'il pense. Et plus que tout, j'aime sa tolérance. Je ne suis pas la meilleure cavalière en ville, je fais des erreurs, mais il ne m'en tient pas rigueur.
C'est un lien particulier, intime. Je préfère peut-être monter dans le silence, dans le vent, sans aucun regard posé sur moi, sans jugement. Cette relation timide que j'ai avec un cheval, elle n'est pas solide. Et je pense que mon dédain de monter est peut-être avant-tout un dédain de moi-même, celui de savoir que je serai assise sur cet animal extraordinaire alors que je suis impuissante au fond de moi-même, incapable de prendre ma place. Qu'il n'attend de moi que la vérité, que je ne sais donner, trop apeurée de ne pas plaire.
Monter, cela me rappelle que j'existe. Monter cela veut dire affronter ses peurs, chevaucher sur le chemin de sa destinée et franchir les obstacles. Le cheval est votre miroir, et pour pouvoir monter en pleine liberté, il faut d'abord et avant tout accepter d'apercevoir son reflet. Laissez faire ce que les autres disent ou pensent de vous. Lorsque votre reflet vous plaira, lorsque vous sentirez que vous êtes honnête envers vous-même, que votre cheval est là pour VOUS, et pour personne d'autres, comme vous êtes, alors, espérons-le, le plaisir de monter vous submergera.