Par labrise17
Apprendre des tours
Voilà si sa peut intéresser quelqu'un je compte poster des messages concernant des tours comme la révérence, le coucher...qui sont tirés d'un livre qu'un cavalier de spectacle à écrit pour justement apprendre ses tours aux chevaux. Voilà si quelqu'un est intéressé par un tour en particulier que je n'ai pas posté dites-le je l'ai peut-être !



Par Shawleen
Par Simba0
Par labrise17
Je ne parle pas ici de l'unité de puissance utilisée pour évaluer un moteur mais du vrai cheval qui fonctionne comme une machine à vapeur: que la pression monte et le voilà qui se grandit et ronfle des naseaux, qu'elle monte encore et il se cabre jusqu'à se retourner; qu'on la pousse au maximum et le voilà cocotte-minute sifflante prête à exploser; il perd jusqu'à son instinct de conservation dans des courses folles et extrêmement dangereuses. Exactement comme les enfants humains perdent toutes mesures lors des jeux trop excitants; ils entrent dans un monde ou la passion du moment étouffe tout raisonnement jusqu'à la chute et la crise de larme. Exactement aussi comme les humains "plus grands" qui se disputent sans plus s'entendre et en arrivent à "disjoncter" de mille manières. Il faut impérativement comprendre ce mode de fonctionnement si l'on veut dresser des chevaux. Nous avons déjà parlé de la peur qui pousse les chevaux à commettre des actes stupides à nos yeux, mais maintenant il s'agit d'autres chose: des chevaux qui jouent entre eux et galopent joyeusement dans leur pâture ne souffrent d'aucune peur et pourtant quelques dois c'est le dérapage : les foulées deviennent frénétiques, les virages de plus en plus acrobatiques et les glissades de plus en plus risquées. La pression est montée ! Le même phénomène se rencontre lors de promenades à plusieurs; on décide d'un petit galop en commun et les chevaux commencent à chauffer ! A bout de 200m c'est la charge de la brigade légère et 1km plus loin c'est le sauve-qui-peut généralisé ! Fort heureusement, dans 9cas sur 10, les chevaux se calment d'un coup; ils cessent de galoper comme des fous dans leur pâture et, après quelques splendides foulées de passage, ils se roulent à qui mieux mieux pour se détendre. Le "sauve-qui-peut" se regroupe tant bien que mal devant une départementale qui marque la fin du défoulement et la promenade reprend sur des chevaux essoufflés mais redevenus calmes. Mais...Mais...Dans 9cas sur 10...Le 10cas est donc à envisager très sérieusement: la pression ne baisse pas et les chevaux se blessent dans la pâture...Et les chevaux traversent la départementale au grand galop ! La très grande majorité des accidents avec les chevaux montés ou non survient lors d'une trop grande "montée en pression. Voyons comment régler ce problème: il est commun de dire que nous sommes ce que nous mangeons...C'est encore bien plus vrai pour nos amis les chevaux; un excès de nourriture, surtout si elle est riche, transforme le plus calme des chevaux en excité pathologique ! Soyez très pointilleux sur les rations, attention aux granulés pour chevaux de sport si le votre ne fait qu'une balade par semaine, attention aussi à l'herbe du printemps dont se gavent nos compagnons, il est souvent plus sage de fractionner les pâtures. Ce premier point étant vu, réglons maintenant la 2eme cause "générale" des trop grandes montées en pression: le manque d'exercice. Il est impératif qu'un cheval puisse dépenser son énergie journellement. Si le pauvre animal reste coincé dans un box et ne peut se défouler et ainsi se décharger de sa pression interne, il me parait normal qu'un tel cheval ait parfois envie "d'exploser" ! Laissez donc ces chevaux galoper en liberté et se rouler dans le sable avant de les seller, vous apprécierez la différence de comportement ! Ces petits moments de liberté avant le travail sont mille fois plus profitables que l’habituelle "mise en jambes" avec le cavalier sur le dos ! Si vous ne pouvez pas laissez votre cheval se détendre en liberté, et cela est hélas souvent le cas dans les centres équestres, longez-le le plus souvent possible comme je l'expliquerai dans un futur chapitre (que j'ai déjà posté "conversations avec le cheval en longe"); vous verrez que cet exercice est loin d'être une perte de temps comme le croient trop de cavaliers...
Ces deux principaux facteurs de montée en pression étant analysés, essayons de cerner les autres: une jument en chaleur croise le chemin d'un entier bien fougueux...Des copains se retrouvent après une longue séparation...Le vent souffle fort et énerve..le froid est vif et le galop réchauffe...C'est plus marrant d'être en tête que de recevoir la poussière...Chouette, on rentre à l'écurie..."Zut", il m'agace avec ses éperons...etc,etc...C'est impossible car tout peut faire chauffer tel cheval et laisser tel autre indifférent. Il vaut mieux essayer de comprendre comment maîtriser la situation. L'homme de cheval sent à la seconde s'il y a trop forte montée en pression, les signaux émis par le cheval ne trompent pas: la queue est en trompette, la tête est portée haut sur une encolure hyper tendue, les yeux sont un peu exorbités et le souffle court et rauque. Les non-initiés pourraient croire en une attitude joyeuse mais le cavalier d'expérience saisit tout de suite les infimes signaux qui font la différence: les oreilles frissonnent, il peut y avoir de légers tremblements sur la peau, le cheval peut s'immobiliser un très court instant comme tétanisé avant d'exploser et de partir dans un galop fou, le cou tendu et raide comme un tronc d'arbre ou d'attaquer mâchoire ouverte et sabots meurtriers. A la seconde ou l'on sent le cheval près à disjoncter, il faut savoir inverser le processus et faire baisser la pression. ici, pas de recette miracle car telle méthode marche avec tel cheval et ne marche pas avec tel autre cheval. Ce qui est important c'est de savoir arrêter cette montée en pression comme si on appuyait sur un interrupteur d'électricité: en une fraction de seconde le cheval doit être "déchargé" et revenir à une vision normale des choses, soit petit à petit, soit d'un coup , selon son caractère et les circonstances. L'important est donc d'attirer son attention pour lui permettre de reprendre ses esprits. A vous d'improviser. Pour ma part, je n'ai jamais les poches vides et une carotte calme miraculeusement bien des candidats aux débordements excessifs ! Je me garde de caresser dans ce cas précis car le moindre attouchement pourrait relancer la machine vapeur. Je n'émets que des sons graves et apaisants le "hôm" que j'utilise ressemble, parait-il, aux psalmodies de certains religieux orientaux ! Si je suis en selle sur un cheval inconnu qui présente les symptômes d'une crise, je l'arrête net et je saute à terre ! Je sais que cette manière ligne va attirer bien des polémiques mais: j'avais 20ans, invité à une chasse à courre je suis au rassemblement sur ma jument; j'observe un cavalier qui, manifestement a quelques problèmes avec sa monture, celle-ci se cabre plusieurs fois de suite, ignorant les sévères coups de cravache. Sur un terrible "Vous n'êtes pas au cirque monsieur", lancé par le maître d'équipage agacé, notre cavalier emmène tant bien que mal sa monture à l'écart. Je l'observe tandis qu'il cravache et tente d'imposer la soumission. Le cheval s'immobilise en effet, et son cavalier de lancer cette phrase que je n'oublierai jamais: 'Il a compris à qui il avait affaire !"...La chasse est lancée; personne n'a jamais revu ce cavalier, par contre nous avons tous croisé son cheval qui broutait ici et là entre deux petits galops. S'il est évident qu'un cavalier digne de ce nom doit pouvoir rétablir l'ordre avec un cheval qu'il connait, il est tout aussi sur que dans certaines circonstances et avec un cheval inconnu et avec un cheval dont le dressage n'est pas abouti ou présente des lacunes, il vaut mieux se montrer prudent. Bien sur, dans un manège clos et au sol accueillant, on peut insister, mais en extérieur si le cheval devient "cocotte'minute explosive", je stoppe le processus en mettant pied à terre -ce qui surprend toujours le cheval- et je ne fais qu'un chose: ramener le calme. Cela prend 10fois moins de temps qu'en restant en selle; je le fais marcher, le laisse brouter trois touffes d'herbes, en fait je lui vide le cerveau de sa panique naissante, j'appuie sur l'interrupteur qui arrête le processus de monter en pression. Le calme revenu je me remets en selle sur un cheval neuf. Si vous avez un jour l'occasion d'utiliser ma méthode n'oubliez pas: une seule chose compte: ramener le calme. Ne commencez surtout pas à le gronder en le fixant dans les yeux et en le menaçant de la voix, ou de la cravache, vous auriez tout faux. Il fallait réussir avant d'être obligé de mettre pied à terre pour éviter l'accident ! Bien sur, il ne faut pas donner l'impression au cheval d'avoir gagné, et une fois la question de sécurité réglée il ne faut pas hésiter à lui donner une bonne leçon, mais dans le calme d'un manège ou d'une carrière, pas à coté d'un route ou passent les voitures ! Le cavalier qui maîtrise la "vapeur" de sa monture a compris l'équitation. Cet homme ou femme de cheval fait passer la vapeur nécessaire par l'assiette et les jambes et la reçoit dans les doigts pour en jouer avec tact. Tant que vous n'en êtes pas à ce niveau soyez extrêmement prudent; vous ne pouvez être sur de dominer un cheval difficile.
"Quand le cheval monte trop en pression, une seule chose compte: ramener le calme."
Voilà, j'espère que ça peut vous être utile,en tout cas, on comprend que ce qui compte c'est...ramener le calme !
Par Shawleen
Il explique ce qui se passe pour le cheval et comment bien réagir ! Ca semble super bien !
Par Shawleen
Par Maery
Mais je descendais quand j'étais pas capble de le calmer en selle et je le calmait.
Parfois ces bien découté notre crainte de tomber haha