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Par labrise17

labrise17

Apprendre des tours


Voilà si sa peut intéresser quelqu'un je compte poster des messages concernant des tours comme la révérence, le coucher...qui sont tirés d'un livre qu'un cavalier de spectacle à écrit pour justement apprendre ses tours aux chevaux. Voilà si quelqu'un est intéressé par un tour en particulier que je n'ai pas posté dites-le je l'ai peut-être !

Par labrise17

labrise17
Apprendre à parler cheval:

Au Moyen-Age, un dresseur fi faire tant de tours à son cheval qu'il fut brûlé pour sorcellerie ! Cela prouve qu'à une époque ou les gens vivaient encore très près des animaux, ils croyaient impossible que l'on puisse "dialoguer" avec un cheval sans magie !
Quand ma jolie jument va chercher un bouquet de fleurs dans un coffre fermé pour les offrir à une dame ou qu'elle répond par oui ou non de la tête à mes questions,elle étonne et ravit les spectateurs, mais si j'échappe au bêcher, je n'évite pas l'éternelle remarque du cavalier de "haut niveau" de service: "C'est du cirque, pas de la haute école." Quand, sur un simple geste de la main je mets alors ma jument au pas espagnol et au passage, ce n'est pas seulement pour les applaudissements qui ridiculisent le pédant (mais c'est bon quand même); c'est aussi pour démontrer que, d'une part il n'y a pas de frontière dans l'art équestre et surtout que l'on peut dialoguer avec son cheval de façon précise, variée et utile dans toutes les circonstances (vie de tous les jours, dressage, jeux, etc.) Pour apprendre à parler cheval, il faut d'abord savoir le comprendre; à l'état sauvage les chevaux communiquent entre eux par un langage corporel très précis qu'apprend rapidement le poulain. Vocalement, le registre est moins étendu mais plus "sentimental". Au contact de l'homme, le cheval garde son langage et devient vite perturbé s'il s'aperçoit qu'il n'est pas compris. Imaginez-vous projeté dans un lieu inconnu ou personne ne comprendrait rien à vos paroles ou à vos gestes ! Vous tendez la main pour dire bonjour et vous recevez un coup de poing en pleine figure ! C'est trop souvent ce qui arrive au cheval qui mordille son nouveau maître et reçoit une énorme baffe puisqu'il est écrit partout qu'il faut corriger le cheval mordeur. Et pourtant: le fait de mordiller un compagnon est un geste tout à fait amical de la part d'un cheval; dans son langage, cela veut dire: "on cause, on joue, tu m'écoutes, ou encore www.jexiste.com". Ce geste n'a rien à voir avec la morsure délibérée qui révèle une agressivité ou une antipathie grave. Combien de cavaliers font cette confusion ? Les conséquences de ce genre d'erreur sont infiniment plus graves que ne le pensent généralement tous ceux qui ne croient pas -ou ne pensent pas- pouvoir communiquer avec les chevaux. Pour pouvoir entamer le dialogue il faut, comme pour apprendre une langue étrangère, commencer par étudier les notions de base. Dans un pays étranger, une vingtaine de mots suffisent pour une communication primitive, les gestes viennent à la rescousse pour indiquer que l'on a faim, sommeil, etc. Au fur et à mesure le vocabulaire s'enrichit et permet des conversations plus approfondies. Avec les chevaux c'est exactement la même démarche: Commencez par étudier leurs expressions les plus simples et sachez les reconnaître. Soyez très calme, caressez-les avec la voix. J'ai assez observé la faune sauvage sur tous les continents pour pouvoir affirmer que la "société" des chevaux est la plus douce qui soit; en fait ils ne cherchent que la belle vie et s'arrangent très bien pour cela. Le respect de la hiérarchie est plus maintenu par une obéissance spontanée que par la violence qui reste extrêmement rare. Les simulacres de combat suffisent généralement à régler les problèmes graves. Le cheval domestique ne demande qu'à avoir les mêmes rapports avec son maître: il obéit bien volontiers à une demande dont il comprend le sens et qui est faite aimablement, il prévient quand quelque chose ne lui plait pas en couchant les oreilles et ne devient violent qu'en toute dernière extrémité.
L'homme de cheval sait qu'il ne faut jamais en arriver là; il faut à tout prix continuer à dialoguer jusqu'à la compréhension et l'acceptation de la chose demandée. Prenons l'exemple typique du cheval qui s'effraie en balade pour une raison qui nous semble stupide: une innocente flaque d'eau, un véhicule à l'arrêt ou un banal morceau de papier. Le cheval s'arrête brusquement, ronfle des naseaux et pirouette pour faire demi-tour. Le cavalier "dominateur brutal" remet sa monture dans le sens de la marche, pique des éperons et de la cravache, il veut -en toute bonne foi- que son cheval obéisse en dominant sa peur. Quelquefois cela marche, le cheval passe "l'obstacle" en ronflant et le coeur battant la chamade. Mais qu'a-t-il retenu ? Que quand son instinct lui dicte la méfiance son cavalier s'en moque, et que s'il a un peu peur, une douleur physique (cravache, éperons) vient s'ajouter à son désarroi. Au prochain accident, il aura donc doublement peur: de l'objet effrayant et de la réaction de son cavalier. "Dresser" ainsi un cheval va complètement à l'encontre de sa nature. Selon son caractère, un tel cheval devient rétif ou abruti. Quelquefois cela ne marche pas: devant l'insistance de son cavalier le cheval se cabre et se retourne, ou il s'affole en embarquant son passager...A celui-ci de méditer sur une autre méthode ! Le cavalier qui "parle cheval' sait bien que sa monture est réellement inquiète de la petite flaque d'eau, de la voiture ou du papier qui bruisse au vent; pour elle, cela représente par exemple un risque d’enlisement dans une mare de boue ou un sifflement de serpent prêt à mordre. Loin de s'énerver, ce cavalier va tout faire pour rétablir le calme avant tout. Ne pas forcer le cheval surtout mais le laisser observer (même de loin) et réfléchir; il va baisser l'encolure et avancer pas à pas pour aller renifler ce qui l'inquiète. C'est gagné ! Au besoin il faut descendre et l'amener doucement vers l'objet de ses craintes. Dans tous les cas le serpent, l'étrange voiture et le torrent de boue disparaissent car le cheval a eu le temps d'identifier la réalité. Que retient-il dans ce cas:
-Que son cavalier tient compte de ses frayeurs et qu'il l'aide à les surmonter.
-Qu'il n'y avait pas à s'inquiéter puisque l'on est passé sans problème.
Un cheval dressé de cette façon par un cavalier à son écoute comprend très vite qu'il peut dialoguer comme avec un congénère, c'est un peu "hou la la j'ai peur" ou "fais demi-tour y'a des serpents !"
-Mais mon gros bêta, ce n'est qu'un bout de papier.
-Attends je vérifie.
-Tu vois ?
-Ah oui je suis bête ! On y va ?
J'ai toujours agi ainsi avec mes jeunes chevaux, la confiance qu'ils m'on tous témoignée me permet d'être sur de ma façon de faire. Le dialogue n’exclut pas la rigueur, mot-clé également dans tous nos rapport avec les chevaux. Dans notre exemple il est exclut que le cheval refuse de passer la flaque ou le papier. Mais sans violence, sans escalade dans la peur ou l'énervement. Cela prendra le temps qu'il faut mais on ne fera jamais demi-tour. Aux yeux du jeune cheval, un cavalier qui agit de cette façon représente le "cheval d'expérience" qui rassure et convainc. C'est comme cela qu'il faut être perçu par sa monture et non pas comme un excité et violent car cela lui rappelle très vite les prédateurs avec qui il n'y a d'autre dialogue possible que la fuite ! C'est dans ce même esprit qui j'apprend très tôt à mes chevaux à ne pas craindre la cravache et la chambrière, je les caresse sur tout le corps avec ces instruments avant de les faire siffler et claquer -en rassurant de la voix- jusqu'à frôler leurs oreilles sans qu'ils ne s'en émeuvent le moins du monde. Ainsi "instruits", mes chevaux font vite la différence entre les gestes brusques mais inoffensifs et le rappel à l'ordre justifié par une mauvaise attitude. N'hésitez pas à vous moquer du cheval qui s'effraie d'un rien, il mémorisera vite et mieux que vous ne pouvez le croire, le ton de votre voix dans ces circonstances précises et il se sentira bientôt rassuré en comprenant qu'il n'y a rien de menaçant quand vous riez de ces fausses frayeurs. Il ne peut y avoir de dialogue que dans le respect, l'attention et la bonne volonté mutuelle.

Par Shawleen

Shawleen
Il me fait rire quand il traduit en francais la supposé discution ! Mais je suis d'accord avec lui puisque j'utilisse la méthode st-vaulry qui consiste a laisser le cheval regarder et lui laisser sa liberté d'encolure, des que Sunny se désinterresse de sa peur je la pousse en avant et tout va bien !

Par labrise17

labrise17
Moi aussi il m'a bien fait rire! Surtout le "www.jexiste.com" ! XD
J'aime beaucoup ses méthodes

Par labrise17

labrise17
Ce que disent les chevaux:

Il y a deux heures, je vois par la fenêtre deux de mes pouliches derrière le portail de leur pâture. Je dis à ma femme: "Regarde, elle veulent jouer."
-Comment tu peux le savoir ?
Nous sortons, et dès que j'entre dans la pâture la fiesta démarre: Pandora se lance dans des acrobaties dignes d'un chat, on croirait qu'elle joue avec une pelote de laine imaginaire suspendue au ciel, Fidelga me fonce dessus, fait un arrêt glissé à 50cm avant de pirouetter et de fuir au galop comme si j'étais le diable ! Et elles se roulent de plaisir, et elles viennent me mordiller pour se faire caresser et elles se chamaillent pour être la première à me rapporter le gant que je jette le plus loin possible. Cela dure un gros quart d'heure; elles sont contentes. Moi aussi. Les chevaux adorent jouer entre eux mais plus encore avec les humains car ceux-ci inventent des nouveaux jeux inconnus (le cache-cache est particulièrement apprécié).
Comment ais-je su que les pouliches voulaient jouer ? Je dois dire qu'un seul coup d'oeil m'a suffi ! Je comprends ce que disent les chevaux aussi naturellement que je comprends les paroles humaines. Mais si les humains peuvent mentir et me tromper, les chevaux ne le font pas; c'est donc beaucoup plus simple de communiquer avec eux. Pour apprendre le langage cheval il faut savoir observer, c'est à dire regarder avec attention leurs attitudes et les mémoriser avec concentration. Petit à petit les choses se mettent place dans votre mémoire. Au début, quand vous voyez deux pouliches derrière un portail vous ne discernez rien d'autre et vous pensez "elles ont peut-être faim ou soif", mais plus tard, vous comprendrez bien plus grâce aux détails que vous saurez analyser: elles ne hennissent pas comme pour réclamer quelque chose, et puis il y a du foin dans l'abri. Leurs oreilles sont pointées vers la maison: elles espèrent le bruit de la porte, elles ne grattent pas le sol de leur antérieurs, donc il n'y a rien d'important ou de crucial, mais elles changent souvent d'appui sur leur membres: c'est le signe d'une attente plutôt ludique. C'est tout ? Non, mais il m'est très difficile d'expliquer que je sens qu'elles m'attendent pour jouer, c'est un peu comme un ami qui désespère de m'initier à l'art moderne: lui ressent un tas d'émotions qui me sont totalement étrangères car je n'ai pas la culture nécessaire pour espérer comprendre ce que veut exprimer l'artiste. Par contre je connais les chevaux et j'ai passé tant de ma vie à les observer que tout me semble évident.

Par labrise17

labrise17
Les Hennissements:

Le plus puissant des hennissements est celui poussé par un cheval qui débarque dans un lieu inconnu ou il ne voit pas d'autres chevaux. C'est un appel qui monte dans l'aigu, et redescend vers le grave. Il est destiné à porter le plus loin possible pour être entendu par d'éventuels congénères qui ne manquent jamais de répondre; ce qui rassure le petit nouveau. Quand un cheval ^pousse ce hennissement dans la vie de tous les jours c'est un cri de désespoir: il s'ennuie à mourir. Il y a le hennissement que j'appelle le "cri de souris" aigu et bref, typique de la jument "chatouilleuse" que poussent aussi les chevaux que l'on débarrasse d'une contrainte, c'est un peu notre "ouf c'est fini". Aussi bref mais plus grave, il y a le petit hennissement de protestation " Aie tu fais mal".
J'adore le "hum hum hum" de contentement avec les naseaux frémissants quand les chevaux expriment leur satisfaction. A l'opposé vous reconnaîtrez le cri de colère: un hennissement fort et aigu suivi d'une note grave, "hiiiiion". Quand au hennissement de joie il est inoubliable: le cheval "claironne" de plaisir. Les juments appellent leur poulain d'un son très doux, il est utile d'apprendre à imiter ce son qui apaise les chevaux. Quand aux étalons qui font la cour aux jolies demoiselles, ils ont chacun leur langage qu'ils expriment en hochant plus ou moins la tête; cela passe du suraigu aux ronflements puissants.
Ces soufflements se remarquent particulièrement chez le cheval excité soit par la joie d'un bon galop ou d'un jeu, mais aussi dans le cas d'une forte montée en pression. Pour attirer l'attention de ses congénères, sur un évènements quelconque (un chien par exemple) le cheval pousse des petits hennissements graves et répétés "hé les gars regardez ça". Ses compagnons lève la tête et regardent dans la même direction que celui qui a donné l'alerte. J'ai remarqué que mes chevaux utilisent ce même hennissement pour m’appeler quand ils me voient: "Hé tu penses à moi".

Par Shawleen

Shawleen
Interressant, mais pas si évident a imaginer pour ceux que j'ai pas vraiment souvent entendu ...

Mais le bruit de la jument faché juste avant de kicker ahh celui la je le connais !