Groupes de discussions


Équipement
poster un sujet

Par Pomie

Pomie

Par quoi remplacer la cravache


Bonjour!

Alors voilà, je monte sans cravache depuis toujours, et ça me va très bien. Mais en fait, je me demandais quels sont vos trucs pour remplacer la cravache? (autre que 10 coups de talons haha ce n'est pas mieux) Je recherche des petits trucs qui ne font pas de mal au chevaux, mais qui ont environ le même effet. Donc c'ets un peu des trucs pour stimuler le cheval en reprise.

Merci à tous!

Bonne journée!
Mots-clés :

Par equestria

equestria
AH la fameuse cravache Honnêtement j'ai jamais su m'en servir comme du monde, mes entraîneuses m'ont toujours dit d'arrêter de « flatter » le cheval Dans mon cas je suis une cause perdue, qu'on me donne une badine de dressage ou une cravache de saut, elle finit toujours par le long de l'épaule pendant toute la séance.

Pour compenser mon côté « flatteuse de chevaux », j'essaie de me concentrer sur mon assiette et à mon humble avis, ça donne de bons résultats. J'arrive à atteindre mes objectifs personnels de cavalière quand même, ça me prend sûrement plus de temps mais bon, je suis une personne patiente J'ai remarqué que le manque d'impulsion vient souvent du fait que le poids du cavalier est trop sur l'avant-main du cheval, ce qui le ralentit. Lorsqu'on positionne son centre de gravité avec celui du cheval, ça fait de petits miracles!

La deuxième observation que j'ai faite, c'est l'utilisation de la main. Plus elle est douce, stable et discrète, plus le cheval a tendance à vouloir s'engager naturellement et à être en impulsion. En théorie, je pense qu'un bon cavalier devrait être capable de faire un noeud avec ses rênes et de poursuivre ses transitions et des figures simples comme des voltes et des diagonales.

La durée de l'entraînement, la condition physique du cheval, le caractère naturel du cheval, les conditions climatiques... brefs, tant de facteurs qui peuvent influencer une monte! On ne se le cachera pas, comme chez les humains (y a ceux qui sont au gym religieusement et les autres qui aiment être en pyjama devant netflix), certains chevaux sont plus volontaires dans le travail et d'autres sont plus patates. je crois qu'il faut les respecter là-dedans.

Par Olane18

Olane18
Ah ca c’est parler equestria , tu as telle ment raison , d’après moi , dans l’équitation , en ordre d’importance d’aides , c’est l’assiète et les jambes en premier , après les mains , la voix et le regard et après c’est le stick pour atteindre l’arriere train l, préciser ou encourager.

Par equestria

equestria
Olane18 : le regard peut remonter à la première position, beaucoup de cavaliers regardent au mauvais endroit... d'où leur manque d'assiette!

Plus on monte avec légèreté, plus le cheval devient réceptif à cette légèreté parce que ça devient une danse, et non une lutte. Par nature, le cheval est un être généreux; plus vous le respectez, plus il voudra coopérer avec vous. C'est ce qui fait la différence entre un cheval qui veut vous mordre et un cheval qui ralentit lorsque vous perdez l'équilibre pour vous aider.

Par DunDiluted

DunDiluted
Je n'ai pas lu les autres commentaires, désolée si ce que je vais dire a déjà été dit lol! Mais suis-je la seule à ne pas voir la cravache comme une arme mais simplement l'extension de nos mains? C'est ce que le cavalier en fera qui la changera en arme.

Les chevaux se parlent entre eux en touchant leur nez sur la croupe de leur congénère pour lui dire d'avancer ou de se tasser. Ils n'utilisent pas toujours les dents! Juste un petit effleurement de naseau et l'autre cheval comprend qu'il doit se mettre à aller de l'avant. Effleurer la croupe lorsqu'on est en selle, ça se fait mal avec nos pieds ou nos bras lol! Donc un fouet aide à aller chercher cette croupe. Tu dis «en reprise» donc je sous-entend que tu fais du dressage. Justement, on veux que le cheval engage ses postérieurs en dressage, donc en stimulant la croupe plutôt que le milieu du corps (comme c'est le cas avec nos jambes), c'est en plein ce qui se produit. Je monte avec un long fouet de dressage et je n'ai jamais frappé mon cheval avec. Je vais chatouiller la croupe quand je veux un peu plus de jus. La raison pourquoi ça marche même avec un cheval un peu patate, c'est que je l'utilise dans le bon temps, je relâche dans le bon temps et je l'utilise pas trop souvent. Mon cheval reste donc réactif au boubou de mon fouet qui vient l'effleurer, au lieu de devenir blazé à la longue et ne plus l'écouter. Même que bien souvent, juste brasser le boubou en twistant mon poignet va être assez pour activer le cheval, sans même y toucher!

Donc c'est un très bon outil de communication, faut juste apprendre au cheval à y céder au moindre effleurement et non pas juste quand ça commence à faire mal.

Bizarrement quand les gens regardent des gars comme Frédérique Pignon qui se promènent au sol avec un grand fouet dans chaque main, on les perçoit pas comme des outils qui infligent de la douleur, on le sait que Frédérique va pas fouetter ses chevaux avec mais juste communiquer avec. Mais pourquoi alors qu'une fois en selle dans un contexte de dressage, ces mêmes fouets seront mal vu? Pourtant ils servent à la même affaire! C'est juste que ya des cave qui s'en sont servi comme des armes pi maintenant y'ont une mauvaise réputation.

Par equestria

equestria
Dundiluted : je vois où tu veux en venir et je suis d'accord. Les maîtres (Philippe Karl, Oliveira, etc.) montent pour la plupart avec une badine et en les regardant monter, les gens trouveront rarement à dire qu'ils battent leurs chevaux. Ce sont au contraire des cavaliers réputés pour leur finesse et leur douceur.

Mais dans l'équitation moderne, certains professeurs (pas tous) enseignent souvent les aides artificielles comme un shortcut. Je me rappelle d'une jument de cours qui est devenue complètement désensibilisée parce que les élèves portaient des éperons pour pallier à leur manque de jambe. De même, à certains endroits faire avancer son cheval = cravacher.

Pour moi, une belle équitation, c'est avoir une belle assiette, des aides précises, ainsi qu'une relation de confiance. Dans le haut niveau, je vois difficilement comment obtenir certains mouvements sans effectivement communiquer avec la badine pour rejoindre l'arrière-main. Mais je trouve que la cravache est globalement introduite de facto, trop tôt, et en plus malemployée. Les bons entraîneurs préconisent la justesse des aides, qu'elles soient naturelles ou artificielles, mais ils ne forment pas la grande majorité malheureusement. Et quand on a commencé avec des entraîneurs à l'éthique... discutable, soit on continue de mal utiliser ses aides par ignorance, soit on change sa façon de monter... mais c'est le cheval qui a écopé.

Par Olane18

Olane18
Equestria , oui tu as raison , c’est juste que je me rend moin compte de ce point car c’est pour moi un automatisme , j’aime vraiment ta philosophie, je e reconnais vraiment dedans , toi aussi dun tu as tout à fait raison, j’utilise la cravache dans cette optique , après, pour Frédéric pignon c’est une autre affaire, ce qu’il montre n’ est pas nécessairement ce qu’il se passe réellement en arrière pour avoir connu plusieurs personnes dans le domaine du spectacle équestre , je sent plus cette chimie avec les chevaux chez jean François pignon , je l’ai vu en spectacle et c’etait incroyable, il y avait comme une aura dans la pièce , tout était silencieux. Et oui , les aides artificielles ne devraient qu’etre amené plus tard dans le processus . La cravache devrait être inclue que lorsque le cavalier commence à comprendre l’engagementet l’impulsion et comment les demander et les éperons que lorsque le cavalier a une jambe fixe et juste sur un cheval expérimenté pour un travail de grande précision.