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Par phoenix

phoenix

Les conseils de coach qui vous restent en tête


Bon durant un un cours il y a quelques semaines une nouvelle coach qui est à mon écurie m'a dit: "arrête de la regarder, tu as un très bon feel : ride le feel pas ce que tu vois."
Je dois dire que ça marche terriblement bien.
J'ai eu plusieurs coach dans ma vie de chevaux mais je dois dire que cette phrase là tombe à point dans la relation entre ma jument et moi.
J'aimerais vous entendre sur les conseils qui vous ont été donné qui vous servent souvent.

Par DunDiluted

DunDiluted
j'adore le conseil qu'elle t'a donné, c'est si vrai! Quand le cheval devient l'extention de nos jambes et qu'on ride avec un feeling naturel et non nos yeux et notre cerveau, c'est l'union parfait!

Pour ma part, c'est un peu cucu car ça a rapport avec les talons par en bas lol! Je ne suis aucunement flexible et ne l'a jamais été, même si je fais des étirements à tous les jours. Moi, avoir les talons full par en bas, ça marche pas, mon nerf sciatique va casser et jvais péter mes ischio-jambiers lol. C'est physiquement impossible pour moi, alors que j'ai vu des débutantes les avoir quaziment cassé en deux tellement c'était par en bas, dès leur première monte! On a le body pour ça ou on l'a pas, c'est tout.

Une coach a dit que le but, finalement, est d'avoir son poids dans les talons et d'être en équilibre, les talons par en bas c'est juste un look, dans l'fond. On peut avoir le pieds complètement à l'horizontale et avoir un équilibre d'enfer, ou bien avoir les talons 5po plus bas que les orteilles et avoir une assiette chambranlante! Alors je ne m'en fait plus avec ça et je me fou de celles qui pourraient dire que je dois être une débutante car j'ai pas full les talons par en bas lol!

Par phoenix

phoenix
Durant mon apprentissage il y a des milliers d'année un vieux coach m'avait dit la position des talons est pas vraiment importante ce qui l'est est d'avoir l'impression d'avoir la selle entre les deux épaules ( oui les épaules du cavalier). Je crois que cette analogie est passé de mode par contre... il y a peut-être juste les cavaliers espagnols qui utilise ce genre de position.

Par Olane18

Olane18
1.me concentrer à garder mes talons bas lors du saut d’obstacle ce qui m’empeche de jeter mes épaules en avant en avance sur le saut et qui me permet de me redresser plus vite après le saut et , toi ça qui fait que j’ai un meilleure équilibre ,que je régule mieux mes foulée , que j’ai une meilleure position et que mon cheval et mieux . Et mon équilibre et mon cheval qui fait que je fait mieux mes changement de pied . Donc , ça a fait une très grande différence pour moi .
2.en dressage monter à cheval sur ma colonne vertébrale ( exagérations)
3.en dressage pas un conseil mais un mini courssur l’anatomie du cheval relier avec le placer .
4 en saut , pour les dérobades , faire comme si il y avait des gouffres des 2 côté du saut et ne pas se préparer à ce que le cheval dérobe , se préparer pour sauter .
Sinon , dun, je suis exactement comme toi , en dressage , je monte les pieds quasiment horizontale ( les talons un brins enn bas pour pas que mes étriers bouge) et j’ai un équilibre très bon. En revanche , en saut , j’avais toujours eu les étrivières supposément trop longues mémé au minimum , mais , depuis j’ai un peu grandi et c’est maintenant supposément parfait et , dans mon appui naturel , à cause de ça , j’ai les talons plus étirés et le derrière de mon mollet supporte pas , ça me fait vraiment mal et ça me déconcentre et lorsque je relâche , ça fait la même douleur comme si je m ,était étiré un muscle , sauf que ça dure que quelques minutes . J’en ai parlé à ma coach et elle m’a dis de faire des étirements mais pas de changer la longueur de mes étrivières, pourtant , avant , ça ne changeait rien dans ma position ou ma performance, tant que j’etais capable d’appliquer le conseil1...

Par Alter

Alter
« COMPTE TES FOULÉES ! »

Pour vrai, ce conseil là m'a obsédé durant des mois quand j'ai débuté l'obstacle. Et pendant des mois, j'ai compté mes foulés religieusement. Sans plus voir mes distances, sans être vraiment meilleure. Et ça me faisait capoter. Chaque fois que je ratais une distance, on me criait « Compte tes foulés ! » Ça me faisait capoter parce que je m'appliquais à compter mes foulés le pire, à voix haute parfois, à compter tout le temps, et ça changeait rien. Absolument rien ! Et puis je stressais, je comptais mécaniquement, sans vraiment comprendre ce que c'était censé m'apporter. Mais je comptais ! Pis un moment donné, j'me suis dit « d'la marde » pis j'ai arrêté toute ça. Sans le dire à ma coach, le pire. Pis MON DIEU ! J'ai enfin commencé à rider comme du monde ! Enfin j'ai commencé à me concentrer sur mes parcours, à sentir mon cheval, à ressentir son rythme, à ressentir LE bon rythme, pis les mauvaises distances sont devenues de plus en plus rares.

Alors aujourd'hui, je les compte plus ces foutues foulés haha
Sauf quand je suis stressée. Là, c'est fou, ça ressors comme un tic nerveux et je me mets à marmonner « 1, 2, 3 et 4... » Mais ça ne change rien, c'est vraiment juste un tic

Par Alie

Alie
Moi aussi c'est le classique "TALONS EN BAS !" qui me vient en tête quand je pense à mes premiers cours d'équitation. Et comme DunDiluted, j'en suis physiologiquement incapable. Tendons trop courts, même quand je pratique dans les marches d'escalier par exemple, ça ne descend pas ou genre à peine 1 cm (et encore, après un bon 10 min d'échauffement ahah). Donc je me le faisais souvent dire et ma coach a fini par comprendre que le pied a 90° c'était mon top donc elle me criait "TALONS EN BAS !" seulement quand j'avais vraiment le pied remonté ahah. Ma nouvelle coach a été avertie dès le début et elle insiste moins la dessus, surtout que je me connais maintenant et je sais comme DunDiluted que l'important est de mettre le poids sur les talons donc mes pieds sont droits et je suis en équilibre. Ce n'est plus quelque chose que j'ai vraiment à travailler, ça se fait naturellement.

Par Tagada

Tagada
Outre tout ce qui concerne la position etc., je dirais que le conseil qui résonne le plus en moi, et auquel je dois m'efforcer de penser parfois, c'est qu'un cheval, ça reste quand même comme un enfant de 3 ans.
On leur fait faire des trucs de fou, ils sont grands et puissants, ils ont une sensibilité extraordinaire et semblent super perceptifs - bien plus que nous... tellement qu'on en oublie parfois que ce sont des bébés, au mieux, des petits enfants. En dehors du côté sportif, on exige d'eux de trucs de dingue en soi : être attentif, concentré, réceptif, à l'écoute, calme, posé, réactif, léger, maître ses émotions...

Parfois on se frustre quand les choses ne vont pas comme on suppose qu'elles devraient être dans notre idéal, et on en oublie l'essentiel. Ça reste un animal, avec son intelligence d'animal et ses capacités d'animal.

Donc le conseil qu'on m'a donné, et auquel je m'efforce de penser quand les choses ne vont pas très bien, c'est ça :

"Reste bienveillant(e) envers ton cheval, même et surtout quand ça ne va pas, comme tu le serais envers un enfant de trois ans qui fait une crise".

On a trop souvent tendance à prêter à nos chevaux des pensées et des intentions qu'ils n'ont probablement pas, et on finit par les traiter comme des "adultes", se permettant parfois de s'énerver ou de ne pas être suffisamment patient, de ne pas prendre le temps de tout expliquer et de réexpliquer encore si il le faut.
Enfin, ce n'est pas un problème avec un cheval qui va tout seul et avec lequel on s'amuse juste un peu, mais dès qu'on a un cheval un peu plus sensible, intelligent, jeune etc., et qu'on rentre dans un travail un peu plus technique avec notamment des objectifs précis, c'est le genre de problème qui peut arriver. C'est un problème lié à la tendance à l'anthropomorphisme d'ailleurs.

Un autre conseil qu'on m'a donné au tout début, qui paraît simple comme bonjour, mais qu'on peut oublier à force de côtoyer des chevaux depuis des années dans des conditions pas naturelles (écuries et tout le tralala), c'est :

"Représente-toi le monde comme le cheval se le représente".

Ça paraît ultra con et on y pense déjà, on se met à sa place et du moins on essaie d'en avoir conscience, mais parfois on l'oublie pour des choses bêtes. Combien de personnes s'énervent car leur cheval a peur d'un sachet en plastique ? Ils disent que leur cheval est con, qu'il se fait des films, qu'il est un comédien, mais non !
Ils oublient le premier conseil : un cheval c'est comme un enfant, et oui, un enfant ça se fait des peurs pour rien (genre moi j'avais peur des mouches ), et surtout dans le monde du cheval, un sachet en plastique ça n'existe pas ! Ça ne veut rien dire comme objet ! Dans sa vie d'animal, ce qu'il se représente c'est un objet non-identifié qui pourrait être un petit prédateur - le cheval ne voit pas forcément de la même manière que nous, qui bouge de manière inexplicable et fait un bruit qu'il ne peut pas rattacher à une expérience qu'il connaît dans la nature. Dans sa tête de proie et d'animal, c'est synonyme de danger.
Et c'est NORMAL. On est tellement habitué à avoir dénaturé nos chevaux, à les voir dans des conditions non naturelles, qu'on en oublie ce genre de choses fondamentales. D'où l'importance de la patience et de la désensibilisation, du ground work etc. Et surtout, d'où l'importance d'une connaissance approfondie du fonctionnement équin et de sa biologie. Des gens s'énervent car leur cheval ne veut pas passer dans une flaque d'eau, mais ne se rendent pas compte qu'un cheval ne peut pas en deviner la profondeur comme nous en sommes capables. Et que potentiellement, chaque nouvelle flaque pourrait renfermer un prédateur, ou un gros trou d'eau. On peut travailler sur la confiance du cheval en notre jugement, et le fait d'être son leader va lui permettre de se reposer sur notre distinction. Ainsi si on lui dit de passer dans l'eau, il va passer dans l'eau car pour lui, si on lui dit c'est que c'est safe. Mais les gens n'auront pas tout ça en tête parfois, et certains vont s'énerver et dire que leur cheval est con et se fait des flippes...

J'ai une amie avec laquelle je suis partie en trail qui m'a demandé pourquoi je laissais voir à mon cheval le derrière d'une haie qui lui faisait peur. C'était à cause du deuxième conseil. Je me suis dit "Je suis un cheval. Je passe entre une haie avec quelque chose derrière que je ne voie pas, et un chemin. J'ai peur car je ne sais pas ce qu'il y a derrière la haie, et un prédateur pourrait très bien surgir".
C'est con, car il n'y avait rien du tout, il se faisait tout un délire, à ronfler et à être tendu et prêt à détaler comme un fou, donc mon amie ne voyait pas l'objet de sa peur. Pour elle, il avait peur de la haie. Mais en essayant de voir "cheval", j'ai compris l'objet de sa peur. Ce n'était pas la haie : c'était l'inconnu et le danger que représentait ce qu'il y avait potentiellement derrière la haie. Sitôt que je lui ai montré, il est passé sans problème, et il s'est détendu quasiment aussitôt.

Donc je trouve que ce conseil est ultra important, et même s'il nous semble évident, parfois une piqûre de rappel est nécessaire