Par Skalyann
Votre avis sur un début de roman sans nom
Bonjour à tous!
Il y a quelques temps, j'ai commencé à écrire une histoire portant sur l'équitation. Je l'ai faite lire par quelques personnes, mais une seule s'y connaissait en équitation, donc je ne sais pas trop si l'histoire est cohérente et tout et tout. C'est pourquoi je fais appel à vous, cher poneyxpressiens!
De plus, depuis le temps que j'écris cette histoire, je n'ai toujours pas trouvé de titre, ni de séparation pour les chapitres. Donc si vous avez des idées sur ce sujet(titre ou séparation de chapitre, quand les placer), ce serait bien apprécié!
Comme mon histoire fait présentement 40 pages words, je ne peux pas vraiment la mettre d'un seul coup, donc je vais y aller par petits coups et si l'histoire vous plait, bah je compte bien mettre la suite assez régulièrement!
Et maintenant, bonne lecture!
PS: il est très probable qu'il y ait des fautes d'orthographes car j'en oublie tout le temps lorsque je me relis. Si vous en spottez quelques unes, vous seriez bien sympa de me les faire remarquer, merci beaucoup!
Voici un petit avant-goût de l'histoire. Dites-moi ce que vous en pensez et je vous posterai la suite avant la fin de la journée, promis!
Aujourd'hui, Mia-Stella Lapointe célébrait son dix-huitième anniversaire de naissance. C'était aussi le jour des auditions pour pouvoir entrer dans l'école d'équitation la plus prestigieuse du continent. Comme la partie la plus chère était justement l'audition, ses parents avaient décidé de la lui offrir comme cadeau de fête. En effet, cette école coûtait la même chose qu'une école normale,et, si on considère le prix de certaines écoles, même un peu moins cher. Par contre, passer l'audition était dispendieux. Très dispendieux. Évidemment, cela était fait ainsi pour trier dès le départ ceux qui étaient vraiment désireux d'entrer dans cette école.
Donc c'était avec une boule au ventre que Stella se préparait pour partir dans cette école qui se trouvait à environ huit heures de route de chez elle. Elle aurait bien aimé se faire réconforter par son copain, mais ce dernier lui avait clairement fait comprendre que si elle allait faire cette audition, c'était terminé entre eux. Alexandre n'arrivait pas à comprendre pourquoi la jeune femme passait autant de temps en compagnie de ces bestioles que l'on appelait chevaux. Pour lui, ils étaient seulement des animaux que l'on montait pour le plaisir, pas pour réussir sa vie! De plus, pour lui, l'équitation n'était pas un sport au même titre que le hockey ou le football.
En soupirant, Stella termina de tresser ses longs cheveux blonds. Après quoi, elle attrapa son sac contenant toutes ses choses d'équitation ainsi que l'autre sac contenant ses vêtements normaux. Elle n'allait tout de même pas se promener en pantalon moulant ainsi qu'une chemise de compétition à travers la ville où elle se rendait! Après quoi, elle alla dire au revoir à ses parents ainsi qu'à ses trois frères. Elle savait que si elle était choisie, elle ne reviendrait pas le lendemain! Bien que ses frères soient totalement horripilants parfois, elle savait qu'elle s'ennuierait d'eux. Contrairement à son copain, ou plutôt, ex-copain, pensa-t-elle, eux ils comprenaient son besoin des chevaux. Elle leur donna à chacun un bec d'au revoir et elle monta dans sa voiture et elle s'en alla vers l'endroit où son rêve se réaliserait...ou pas.
Voilà: j'ai toujours eu de la difficulté à commencer un récit, donc il est normal que ce dernier soit un peu boiteux. Si vous avez des idées pour l'améliorer, elles sont toutes les bienvenues!
Et un gros merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me répondre!



Par Eavy
Par Skalyann
Par nane89
Par Skalyann
Dans le fond, si quelqu'un veut l'histoire en entier, one shot, bah vous n'avez qu'à m'envoyer votre adresse e-mail en mp et ça me fera plaisir de vous envoyez le tout!
En passant, comme dit dans le premier message, présentement l,Histoire fait 40 pages words et ce que je vous ai mis en fait à peine 5 pages et demi!
Si je ne vous la met pas en entier c'est parce que
1. l'histoire est longue
2. j'aimerais avoir des commentaires sur certaines parties de l'histoire en particulier(comme la scène de cross), chose qui serait dur à faire si je postais mon récit en entier
Par VéroJut
ton histoire est fabuleuse on embarque vraiment dans l'histoire
pour le titre j'aurais une sugestion
* une fille ordinaire et une académie extraordinaire *
ou * une académie pas comme les autres *
Par Skalyann
Lorsqu'elle percuta la barre de l'obstacle, une douleur lancinante éclata dans sa cheville. Des larmes lui montèrent aux yeux, mais elle se releva tout de même afin d'aller voir comment se portait sa monture. Elle savait que lorsqu'elle avait fait son vol plané, Secret était tombé et elle craignait le pire pour lui. Elle savait qu'un cheval qui se blessait gravement dans le monde de la compétition était souvent mis à mort, futur champion ou pas. Lorsque Stella arriva près du grand cheval alezan, ce dernier était en train de se relever tant bien que mal. On voyait bien qu'il avait mal à l'antérieur gauche car il ne posait pas la jambe par terre. La jeune femme craignait le pire pour sa monture d'un jour...Elle s'approcha de Secret, attrapa les rênes et le fit marcher lentement. Elle fit signe aux juges qu'elle abandonnait et sortit de la carrière. Lorsqu'elle passa à côté du garçon l'ayant fait tomber, elle lui jeta un regard meurtrier qui le fit reculer de quelques pas.
«Non, mais qu'est-ce qu'il t'a pris, sombre imbécile? Tu crois que c'est un tuant un cheval et sa cavalière que tu vas entrer dans cette Académie? Tu me dégoûtes! S'écria-t-elle.»
Sans attendre sa réponse, Stella se dirigea vers l'écurie. Elle s'occupa de déharnacher sa monture et de la bouchonner bien comme il faut. Ensuite, elle se dirigea vers les aires de douche afin de faire de l'hydrothérapie à sa monture. Ce fut pendant ce temps qu'un des juges vint la voir.
«Bonjour Mademoiselle Lapointe, commença l'homme d'une trentaine d'année.
-Bonjour Monsieur le juge, répondit Stella sans lever les yeux de sa tâche.
-Je ne vous dérangerai pas longtemps, Mlle. Je suis simplement venu vous avertir que nous avons décidé de vous donner une des places libres ici, à l'Académie.
-Vraiment? Vous êtes sérieux? S'exclama Stella, levant les yeux pour la première fois vers le juge.
-Je suis totalement sérieux, répondit le juge. Il es certain que vous avez encore plusieurs points à améliorer, mais nous aimons votre attitude à cheval. Nous recherchons justement des cavaliers qui vont faire passer leur monture avant leurs propres intérêts...
-Ce qui veut dire, l'interrompit la jeune femme, que vous allez refuser Louis Auclair qui est passé avant moi lors du parcours de saut d'obstacles et qui est, sois dit-en passant, responsable de la blessure de Secret?
-Et bien...pas tout à fait. M Auclair est tout de même un de nos meilleurs cavaliers ici-présent...commença le juge en essayant de cacher la préférence qu'il avait pour le-dit cavalier.
-Donc, si je comprend bien, vous recherchez des cavaliers respectant leurs chevaux, mais si un cavalier est relativement bon, qu'il se fout de ses chevaux comme de l'an quarante, qu'il ne sait même pas qu'il doit échauffer ses chevaux avant une épreuve de dressage et qui cause intentionnellement un accident qui aurait pu causer la mort d'un cheval et une personne car il a peur de perdre sa place, vous allez le prendre quand même? C'est ça que vous voulez dire?
-Non, mais...essaya de dire le juge.
-Et bien, moi c'est ce que je comprend de ce que vous me dites, répliqua la jeune femme tout en continuant son travail.»
S'en fut trop pour le juge. Pour lui, elle venait de dépasser les limites. C'était à lui de décider qui entrait dans l'Académie, pas à elle pour l'amour de dieu!
«Ça suffit! S'exclama le juge, faisant ainsi sursauter Secret. Si vous voulez venir dans cette Académie, vous allez devoir apprendre les bonnes manières jeunes filles! Ici, c'est moi ainsi que les autres juges qui choisissent qui vient dans notre école, pas les élèves! Donc soit vous vous pliez à ce que nous, les juges, nous décidons et vous embarquez avec nous, soit vous faites ce que vous voulez et vous n'embarquez pas. Vous devez choisir ce que vous allez faire maintenant!
-Très bien! Si c'est pour être comme ça, continua-t-elle, je n'embarque pas.»
Le juge, qui avait déjà une réplique à la bouche fut décontenancé. Il s'attendait à tout, sauf à ça!
«Que...pardon?
-Vous avez très bien entendu Monsieur le juge. Si c'est pour être comme ça, je préfère encore retourner chez moi et m'occuper de mes chevaux comme il faut, sans me soucier d'avoir quelqu'un qui pourrait décider d'essayer de me faire rater un parcours de saut d'obstacle et ainsi risquer ma vie à chaque instant. Et puis, ajouta Stella, je préfère être sûre de ne jamais voir un cheval que j'aurais entraîné être monté par un cavalier comme M. Auclair. Étant un professionnel dans le monde des chevaux, j'imagine que vous avez remarquer que son cheval boitait à la fin de son parcours et que M. a décidé de le faire ressauter malgré tout, je me trompe?»
Le juge essaya de masquer sa colère. Non, il n'avait pas vu que le cheval de son cavalier préféré boitait. Il était sûr que Louis Auclair n'aurait pas fait une chose aussi irresponsable. Cela devait être une tactique de la part de la cavalière afin qu'il ne soit pas choisi et qu'elle puisse entrer dans l'Académie sans rivalité.
«Je ne vois pas du tout de quoi vous parlez. Il est évident pour moi que vous inventez tout cela afin de discréditer M. Auclair.
-Croyez ce que vous voulez, Monsieur. Mais si ça monture devient inutilisable pour quelques semaines car elle boite, ce ne sera pas mon problème, mais le sien. Je trouve cela dommage par contre qu'un juge d'une école aussi prestigieuse que celle-ci ne sache pas reconnaître un cheval qui boite, aussi légèrement cela soit-il. Déclara Stella, un air de dégoût au visage.
-Je ne vous permets pas...
-Moi, je me permets. J'espère au moins que vous avez remarquer que Secret boitait?
-Évidemment! D'ailleurs, le vétérinaire est en route, nous allons l'amener à l'hôpital vétérinaire le plus près d'ici.
-Au moins une bonne chose...dit la jeune femme.
Stella se tue. Elle termina l'hydrothérapie, alla ranger le boyau d'arrosage et revint chercher Secret. Elle le ramena près de son boxe, l'attacha aux chaînes et alla chercher les bandages de repos ainsi que les piqués qui allaient avec et revint près de sa monture. Elle lui mit des bandages aux deux antérieurs. C'est tout ce que je peux faire, se dit-elle, en attendant le vétérinaire. Elle croyait fortement à une fracture et cela lui faisait peur. Pour passer le temps, elle alla nettoyer l'équipement qu'elle avait utilisé au cours de la journée. Le vétérinaire arriva quelques instants plus tard. Aussitôt, il se mit à examiner le grand hongre alezan.
«Que s'est-il passé? Demanda le vétérinaire répondant au nom de M. Bélanger.
-Et bien...ce cheval est tombé lors d'un parcours d'obstacles, probablement car sa cavalière ne savait pas monté, répondit le juge, ayant définitivement pris Stella en grippe.
-Ce n'est pas tout à fait ça, déclara Stella qui arrivait justement derrière eux, faisant ainsi sursauter le juge. Il se trouve que c'est moi la cavalière de Secret. Et il est bel et bien tombé lors d'un parcours de saut d'obstacles, mais ce que Monsieur le juge a omis de dire c'est qu'il est tombé car il a essayé de sauter la combinaison finale après avoir trébucher car un imbécile, répondant au nom d'Auclair soit dit en passant, a décidé de claquer une clôture car j'étais en train de le battre.
-N'écoutez pas cette...gamine, M. Bélanger! Elle raconte n'importe quoi! s'insurgea le juge.»
Le vétérinaire ne répondit rien, mais il se doutait bien que la vérité sortait de la bouche de la plus jeune des deux. Il avait déjà eu affaire à Louis Auclair et il savait qu'il ne se souciait pas du tout du bien-être des chevaux. Pour lui, tout ce qui comptait était les résultats en compétition et les rubans rouge qu'il gagnait, rien d'autre. Avec l'aide de la cavalière du cheval blessé, le vétérinaire fit monter Secret à bord d'un van spécialisé. Il monta ensuite à bord du camion avec le juge, laissant la jeune femme blonde à l'Académie: elle ne pouvait pas monter avec eux étant donné qu'il n'y avait plus de place dans le véhicule. En vitesse, elle couru vers sa voiture afin de suivre le van jusqu'à la clinique.
À la clinique, le juge ainsi que le vétérinaire firent descendre Secret du van et le menèrent à l'aire de radiographie.
«Une idée de ce que notre cher Secret a, avant que je ne fasse les radiographies? Demanda M. Bélanger, le vétérinaire.
-Je suis sûr qu'il n'a rien de grave, il s'est simplement cogné contre la barre. Je suis sûr que dans une semaine, tout ira bien pour lui. »
Le vétérinaire s'occupa alors de faire les radiographies du grand cheval brun. Après un moment, il revint près du juge en chef qui attendait dans une pièce tout près.
«Je suis au regret de vous annoncez, monsieur, que ce cheval a une fracture du genou de l'antérieur gauche. Il faudra lui mettre un plâtre et beaucoup, beaucoup de repos. Évidemment, on oublie la compétition...pour un long moment.»
Pendant ce temps, les propriétaires de l'Académie arrivèrent à la salle attenante à la salle de radiographie. M. Bélanger les informa de l'état de santé de leur cheval. S'attendant au pire, M. Archambeault s'était déjà fait à l'idée que son meilleur prospect était probablement gravement blessé et il avait déjà pris sa décision advenant le cas où ses sombres pensées s'avèreraient véridiques.
«Bien que cela me crève le coeur, je vous donne l'autorisation d'abattre ce cheval.
-Mais pourquoi, mon chéri? Demanda sa femme qui l'accompagnait. N'y a-t-il pas un autre moyen? C'est cruel...
-Tu sais très bien que si je pouvais, répondit son mari, je ferais autrement. Mais tu as entendu ce que le vétérinaire a dit: il ne pourra pas être monté pour un très long moment et les chances qu'il puisse faire de la compétition sont très minces. Si je pouvais, tu sais très bien que je le garderais, mais tu sais aussi bien que moi que nous menons une business et que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre de l'argent pour rien...
-En effet, mais...c'est tout de même cruel de mettre fin aux jours d'un cheval simplement pour une question d'argent...
-Je dois dire qu'endormir un cheval est la méthode la moins cruelle...si je l'envoyais à la boucherie, là ce serait cruel, répondit son mari.
-Je sais bien mais...tu ne pourrais pas le vendre? Pour le prix que la boucherie te donnerais...
-Ce serait en effet la meilleure solution, intervint le vétérinaire.
-Je sais bien, dit M. Archambeault, mais je ne peux me permettre de le garder le temps qu'on le vende... et de toute façon, qui voudrait acheter un cheval qui ne sert plus à rien? Continua-t-il.
-Moi je le ferais, intervint une voix.»
Tout le monde se retourna d'un bloc pour voir d'où provenait cette voix. Derrière eux se trouvait Stella qui les regardait, sûre d'elle, quoique passablement échevelée. Elle venait tout juste d'arriver à l'hôpital vétérinaire et elle avait couru pour rejoindre sa monture d'un jour.
«Tu es sûre, jeune fille, demanda le propriétaire, ce cheval va être une grande responsabilité pour toi!
-J'en suis parfaitement consciente Monsieur. Mais il se trouve que cela fait trois ans que je travaille dans une écurie qui récupère des chevaux blessés souvent promis à la boucherie, donc j'ai l'habitude de m'occuper des chevaux blessés...
-Et bien...voilà un problème de réglé! Ce qui me soulage d'ailleurs...mine de rien, c'est un crève-coeur que de devoir endormir une telle bête dit-il en pointant Secret qui les regardait, tête basse.
-Donc, si je vous donne le prix qu'une boucherie vous aurait offert pour ce cheval, cela vous convient-il? Étant donné que vous venez de dire que vous seriez prêt à le vendre pour ce-dit prix...
-En effet, c'est ce que j'ai dit, soupira M. Archambeault, mais je me vois dans l'obligation d'augmenter un peu ce prix Il ne faut pas oublier que nous parlons d'un futur champion...
-Un ancien futur champion d'après les dires de votre vétérinaire, coupa Stella.
-En effet, mais il a tout de même dit qu'il y avait des chances que Secret se remettre totalement et puisse faire de la compétition, ce fait est à ne pas négliger, vous en conviendrez avec moi...donc, comme la boucherie me donnerait probablement 500$, je vous le laisse pour...2500$. Ceci es tout de même le quart ou moins de ce qu'il vaut en vérité!
-Mais comme les chances qu'il fasse de la compétition sont très minces, d'après ce qu'a dit M. Bélanger, ce serait du vol pour un cheval blessé qui risque de ne jamais se remettre totalement, contra la jeune femme blonde, c'est pourquoi je vous offre 1000$. C'est tout de même le double que ce que la boucherie vous donnerait et vous le savez aussi bien que moi.
-En effet, mais je ne baisserai pas le prix en bas de 2000$ car il est tout de même d'une lignée de champion avec d'excellent papiers.
-Et moi je vous dis que le maximum que je peux vous offrir est de 1250$ avec un surplus de 250$ le temps que mes parents viennent me chercher avec un van pour le transporter chez moi.»
Le propriétaire soupira puis se mit à penser. En effet, s'il décidait de faire piquer ce cheval, cela lui coûterait de l'argent. S'il le vendait à la boucherie, il gagnerait tout juste 500$, mais c'était une chose qu'il ne pouvait décidément pas faire car il le regretterait toute sa vie. De plus, sa femme le tuerait sur le champs s'il osait même y penser! Alors qu'avec l'offre de cette jeune femme, il gagnerait plus que ce qu'il ne pouvait espérer pour un cheval blessé avec peu de chance de faire de la compétition dans le futur.
«Très bien dans ce cas, déclara M. Archambeault, je vous le laisse pour 1250$...mais pourquoi la pension pour retourner chez vous? Je croyais que vous aviez été choisie dans cette école...du moins, c'est ce que m'indique la liste que m'a remise le juge en chef...
-Sachez que ce serait un honneur pour moi de pouvoir étudier dans votre Académie, mais comme le cavalier responsable de l'état de Secret est aussi choisi, j'ai décidé de ne pas risquer ma vie pour un sport, déclara Stella.
-Que voulez vous dire? Le juge Tremblay ici-présent, dit le propriétaire en faisant un signe de tête vers le juge qui se trouvait avec eux, m'a dit que si ce cheval était tombé c'était à cause de sa cavalière car elle l'a apparemment poussé alors qu'il avait perdu l'équilibre avant le triple final...
-Et bien, il se trouve que le juge Tremblay vous a menti, déclara la jeune femme en jetant un regard meurtrier au-dit juge, car j'étais la cavalière de Secret et il se trouve que oui, mon cheval a bel et bien trébuché devant le triple, mais ce n'était ni de ma faute ni de la sienne. M. Auclair a délibérément claqué une barrière alors que nous arrivions au triple final, ce qui a causé la perte d'équilibre de Secret. Et je n'ai aucunement poussé mon cheval à sauter, il l'a fait seul car il ne voulait pas me décevoir...enfin, j'imagine...dieu sait que ce cheval a un coeur gros comme le monde...du moins, pour n'importe quel cavalier qui prendrait le temps de l'écouter...»
Les mots de la jeune femme laissèrent un blanc. Tout le monde se tourna vers le juge qui rougit sur le coup. De colère ou de gène, personne ne pourrait le dire.
«Mais voyons, Monsieur, vous voyez bien qu'elle ment simplement pour entrer dans cette écurie sans rivalité!
-Vraiment? Demanda le propriétaire, pourtant, si je me fie à ce que les autres juges m'ont dit, vous étiez le seul à vouloir faire enter Monsieur Auclair dans notre Académie...et puis, je ne crois pas que quelqu'un mentirait et déciderait de ne pas entrer dans notre école simplement pour qu'un autre élève ne vienne pas...Non, je crois que cette jeune personne a raison. Et puis, je n'aurai qu'à revoir la vidéo de son parcours pour savoir qui de vous deux dit la vérité.
-Vous...vous...metteriez-vous en doute mon jugement, Monsieur Archambeault? Demanda le juge, indigné.
-Je n'ai pas dit cela. Mais il se trouve que j'aime la justice et je ne vois décidément pas pourquoi Mlle Lapointe mentirait au sujet de sa chute!
-Pourtant, il me semble que c'est clair: elle s'est plantée et elle veux mettre la faute sur quelqu'un d'autre, c'est tout!
-C'est vous qui le dites. Mais Juge Tremblay, savez-vous que vous étiez le seul à ne pas vouloir que Mlle Lapointe ici-présente vienne étudier dans notre Académie? N'auriez-vous pas un partie prit pour M. Auclair? Intervint la femme du propriétaire.»