Une journée de grande complicité
- par Sara
[ FAIT VÉCU ] Nous étions le dimanche 5 octobre à l'écurie... Moi et la propriétaire de l'écurie revenions d'une petite compétition à Ste-Brigide d'Iberville. Ça avait été vraiment super comme journée! J'en étais vraiment toute souriante, heureuse de cette magnifique activité dont j'avais tant attendu! Il faisait beau, on pouvait voir les branches des arbres qui dansaient au vent avec leurs couleurs automnales. C'était magnifique! Nous étions en plein dans ma saison favorite.
Alors que nous déballions nos affaires, mon cheval (mis en vente une semaine plus tôt), qui était resté à l'écurie toute la journée, nous regarda, content de nous revoir enfin... (Disons plutôt en fait qu'il était content de revoir Alfred, le bel alezan, et Billy, le super poney rapide! Haha!). Mon beau palomino était très en forme!
Étant donné les circonstances, je me dis que... peut-être mon beau et gentil cheval avait envie d'une belle balade dans les bois! Alors je le brossai, le sellai, le montai un peu dans un parc à chevaux, puis on partit en randonnée, au beau soleil, seuls parmi des arbres tous aussi magnifiques les uns que les autres!
Je savais qu'avant de rentrer dans le bois, mon petit Shadow arrêterait et reculerait pour ne pas y entrer (il faisait toujours ça lorsque nous partions seuls en randonnée). Mais ce jour-là, au lieu de le pousser comme à l'habitude et l'obliger à affronter immédiatement sa peur, je me dis : « J'ai le temps, pourquoi ne pas attendre et voir sa réaction? ». Comme de fait, arrivé devant l'entrée du bois, il s'arrêta net devant le petit sentier. J'attendis, l'encourageai de la voix pour qu'il puisse sentir ma présence et je lui laissai les rênes libres. Nous restâmes un bon gros cinq minutes à ne pas bouger. Ensuite, je fis un « kk » de la bouche, toujours en le laissant libre d'observer, sans pression de jambes, et... miracle! Il avança de lui-même!
Un pas vers l'avant suivi d'énormes encouragements de ma part avec la voix et rien d'autres... Un autre pas se fit, et un autre, et finalement, nous partîmes enfin! J'étais tellement contente! La joie m'emplissait les yeux d'eau! On aurait dit qu'il me faisait tellement confiance! Même si nous étions déjà passés par ce chemin, je n'avais pas eu à le pousser! J'en étais très fière. Même si ce n'était presque rien!
Il s'arrêta de nombreuses fois dans le bois, mais je fis la même chose que lorsque nous attendions à l'entrée du bois. Cela fonctionnait chaque fois! Nous trottâmes un peu, au milieu des feuilles tombées au sol. C'était vraiment magnifique, j'en avais les larmes aux yeux... Tout ça, grâce à ce petit moment de confiance.
Nous traversâmes donc les sentiers sans aucun problème. Mais à un moment donné, l'antérieur gauche de mon cheval glissa dans la boue. Shadow eut terriblement peur, il sauta les quatre jambes en l'air, en relevant la tête. Moi qui étais déjà un peu penchée vers l'avant pour le laisser monter ce petit contre-haut de boue, je me fis frapper à la mâchoire par sa grande tête. Je fus un peu sonnée, un peu étourdie. Alors pendant ce petit deux secondes, je m'accrochai à son encolure en l'entourant, et il le refit une deuxième fois... Mais cette fois-ci, je reçus un plus grand coup et je tombai sur les pieds, à côté de lui, toujours en entourant son encolure...
Pendant 15 secondes, j'eus un mal de tête intense, mais qui s'adoucit par la suite. Mon cheval resta à côté de moi, à me regarder. Je pris les rênes et le refis marcher dans ce trou de boue. Il avait seulement eut peur, il ne fallait pas le blâmer pour ça. J'étais fâchée, c'est vrai, mais cela ne dura qu'une minute, au maximum. Je ne lui montrai aucun signe de ma frustration. J'étais plutôt fâchée, car j'avais eu mal. Je me dis tout de suite que je devais être patiente, comme tout au long de cette randonnée. Je remontai donc sur lui, il était extrêmement calme comme s'il comprenait absolument tout ce que je désirais qu'il fasse! Je me mis à verser quelques larmes, tellement j'étais heureuse. Jamais il n'avait été comme ça auparavant.
C'est à ce moment que je décidai de ne plus le vendre, que j'allai me trouver des demi-pensionnaires, sinon une autre solution. Même si le temps me manquait à cause des études, je décidai que j'allais quand même le garder, même si ce n'était que pour le monter une fois par semaine.
Cela ne fait pas longtemps que cette aventure s'est produite, mais cela m'a réellement fait comprendre, pour la première fois, que la patience nous mène loin. J'y crois vraiment beaucoup et, maintenant, sans jamais plus le pousser, je vais refaire les mêmes actions de ce jour-là. Ça m'a appris à être beaucoup plus patiente, non seulement envers lui, mais envers tout.
Ce jour restera graver dans ma mémoire, c'est certain! On pourrait dire que j'ai acquis une grande et belle expérience ce jour-là! Je vous invite à faire de même... La patience peut nous mener à une superbe complicité! Je finis avec ma phrase favorite : Quand tu veux, tu peux!
Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.



Par Plumegrise
sa du faire mal je coup a la m,achoire!
mais en tous cas ses vrm un super de beaux texte!
Par Ninilili
C'est vrai que par la patience est souvent la clé
c'est génial que tu as décidé de garder shadow, je te souhaite de te trouver une bonne demi-pension tu le mérites!
Annie
Par .Cas'eey «
Et tu l'a si bien dit: Quand tu veut, tu peut!
Par Cavaliere4