Mon cheval chéri à la monte
- par stef_chuck
[ FAIT VÉCU ] Parfois, on prend les choses pour acquises. L'autre jour, je m'arrêtai de réfléchir un moment et je laissai place à mes sentiments et à ce que j'entendais. Le vent m'envoyait les cheveux un peu partout sur le visage, je l'entendais siffler légèrement dans mes oreilles. C'était une jolie matinée, le soleil était ravissant et la température, parfaite. Il me sembla que j'étais seule au monde avec mon cheval. Son pas était régulier, je me serais volontiers endormie au son de ses sabots claquant faiblement sur le sol terreux. Cloc clac cloc clac cloc. Un oiseau s'envolait au loin renvoyant à mes tympans un bruit de froissement d'ailes précipité. Je fermai les yeux pour profiter de la chaleur du soleil sur mon visage, puis je les rouvris pour prêter attention à mon cheval.
Sa tête allait de haut en bas au même rythme que ses pas et ses oreilles pointaient de tous les côtés par curiosité. Intéressé, il accéléra l'allure mais, moi, je gardai le même rythme dans mon bassin et je mis une toute petite pression dans les guides pour lui faire signe que je voulais simplement marcher. Mon inconscient fit le tour de ma posture et j'abaissai les talons sans même le savoir. Arrivée dans un grand espace, je corrigeai encore ma posture, prête à galoper un petit moment, envoyant ainsi un message imperceptible à mon cheval qui dressa aussitôt les oreilles, la tête pointée comme une flèche vers la prairie où je le laisserais courir.
Je lui donnai un tout petit signal et il partit aussitôt à l'allure souhaitée, redressant fraîchement la tête, tout comme moi, et rassemblant ses foulées pour faire durer le plaisir. Un tournant à droite, signal, virage parfait. Un tournant à gauche, signal, virage parfait. Bientôt, sans me rapprocher ou raccourcir les guides, nous formâmes un même être qui courrait irrésistiblement. Quand je décidai enfin que c'était fini, je tirai sur les rênes, me penchant en arrière et m'appuyant plus dans les étriers. Il s'immobilisa en faisant des bonds pour arrêter. Ensuite, nos souffles, tous les deux, un peu plus précipités, nous poussâmes un soupir à l'unisson, lui tournant les oreilles vers moi, moi le félicitant et le flattant.
Rien n'est plus beau et plus agréable qu'un cavalier et un cheval qui se comprennent comme cela. Chuck, je t'adore...
Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.



Par kary1234