Hommage à un cheval unique
- par Sassie
[ SANTÉ ] Il y a bientôt un an, j'ai fait mon premier saut. C'était la première fois que je te montais, toi, Kaghan, un beau grand peureux. Ta fierté et ton allure m'intimidaient. Je n'avais jamais monté un cheval comme toi. Tu étais unique. Tu étais le chef. Ce n'est pas pour rien que l'on t'appelait amicalement « Gros Tas ».

Photo : Karine GougeonZoom
Cette fois où je t'ai monté, tu avais plein d'énergie. Tu voulais sans cesse galoper. Les sauts que j'ai faits cette journée-là ont été merveilleux. Cette liberté incroyable, je ne l'avais encore jamais connue à cheval. Bref, tu étais un cheval de rêve. Je t'aimais.
La semaine suivante a été désastreuse. Pour la première fois, j'ai vu un cheval malade. Toi. Je n'en croyais pas mes yeux. Kaghan, un cheval si puissant : malade. Tu n'avais presque plus de force. Ça se voyait dans ta façon d'agir et dans tes yeux. Tes yeux anciennement si vifs. Ton regard fade m'a frappé. La maladie que tu avais, je ne la connaissais pas avant. Maintenant, je connais tous ses effets, ses causes, et surtout ses conséquences. Le botulisme, qu'on l'appelle. Tu es resté dans ton box toute la semaine, affaibli et ayant du mal à marcher. Tous ces souvenirs me hantent. L'intubation. Ta maigreur. Comment un cheval si puissant pouvait devenir si faible? Avant cette semaine-là, j'aurais cru cela impossible. Tes chances de survie s'élevaient à 10 % d'après le vétérinaire. Ça faisait mal. J'avais mal pour toi.
Le jour suivant, on t'a amené dans la cour. Tu broutais un peu et avait de l'eau à volonté. Tes chances de survie avaient remonté à 30 %. Ça me réjouissait un peu. J'allais te voir, te flatter, te parler. Au fond de moi, ça me réconfortait. Tu étais pourtant encore très faible. On voyait toutes tes côtes. Ton surnom, « Gros Tas », ne te convenait plus à ce moment. Après ces quelques temps passés avec toi, je me souviens m'être dit : « C'est peut-être la dernière fois que je le touche. » et également : « C'est peut-être la dernière fois que je le vois en vie. » Je suis ensuite partie.
Ce que je me suis dit s'est malheureusement réalisé. Tu avais dû te faire piquer durant la nuit. J'étais anéantie. Ces sauts que j'avais faits avec toi me paraissaient pourtant si récents. Le soir-même, a eu lieu ton enterrement. Tous étaient sous le choc. Le choc du départ d'un de nos amis. Tous pleuraient. Le soir de ton enterrement, il y a eu un coucher de soleil magnifique.
Dans les prochaines semaines, cela fera un an que tu es mort. Sur ta tombe, ont poussé du gazon et des fleurs sauvages.
Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.





Par Athena
Par PetiteFany
J'ai vue que la deuxième photos que tu as fourni lors du saut, il a des trucs sur les fesses, c'est quoi des collants??? Sa m'intrigue
Par C-Michoue
Par maude27
Par Emeline08
Par Sassie
PetiteFany :C'est de la peinture.À la fin de la journée on lave tout,comme si de rien était ;)