Espoir

- par Ananas25

Texte par Ananas25

[ RÉCIT ]
Je vais vous raconter l'histoire
de ce poulain du nom d'Espoir.


Une nuit d'orage, tu devais arriver.
Je pensais à un prénom comme Foudre ou Carnage, mais j'ai su bien plus tard que ce nom ne te conviendrait pas.
Complication à la naissance.
J'avais peur de te perdre avec Tempête (la mère).
J'ai attendu pendant des heures, j'ai pensé à d'autres prénoms comme : Champion ou Sauvé et j'ai encore su plus tard que ses noms ne te conviendraient pas.
Tu es finalement né, mais tu ne respirais pas et tu avais les yeux fermés.
J'ai eu peur, j'ai pleuré.
Une de mes larmes ton corps a touchée.
Tu respirais toujours les yeux fermés, mais je n'ai pas abandonné.
Toutes les nuits je les passais à tes cotés et j'espérais et j'espérais.
Au bout de trois semaines, tu avais les yeux fermés et tu respirais de moins en moins.
Tempête te délaissait.
Mais un jour, un battement j'entendis, un œil tu ouvris et debout tu te mis.
Tu caracolais comme fou mais, deux jours plus tard, on te retrouva allongé sur le flanc et dans le coma.
Je restai encore près de toi.
Un jour on trouva ta blessure :
une profonde entaille près de l'encolure.
Je désespérais totalement.
Un an passa, tu semblais toujours revivre puis t'écroulais
En pleine nuit, un jour, j'entendis un bruit.
Tu étais sorti de ton abri.
Tu te cabras et tombas de tout ton poids comme profondément endormi.
On fit appelle au véto qui t'examina et dit que c'était trop tard, que tu souffrais d'une maladie,
qu'il viendrait demain pour en finir avec toi.
Cette nuit je t'ai donc mis debout et je me suis enfui avec toi
Et quand la plaine tu vis, tu te mis à galoper comme si tu avais compris que ta vie en dépendait.
Je t'enfourchai à cru.
Nous galopâmes jusqu'au bout de la nuit.
Je te nommai Espoir de vivre.
Je restai dans la forêt deux ans avec toi jusqu'en hiver.
Mais un jour, en plein galop tu trébuchas et t'écroulas sans te relever
Je pensai que la maladie revenait
mais tu ne te relevas jamais.
Je restai à tes côtés, te mis mon pull et blouson sur le dos.
Le lendemain des hommes nous trouvèrent mort gelés.
Nous galopons maintenant ensemble, tous les deux réunis dans un monde sans frontière ni maladie. Au paradis.

Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.

Par JULLIET

JULLIET
c'est vraiment un beau texte !

Par Sassie

Sassie
Magnifique ...

Par Eugénie_F

Eugénie_F
Wow, magnifique

Par Maery

Maery
ces ben triste