Quand l'espoir est parti en vacances

- par cami_

Texte par cami_

[ RÉFLEXION ] C'est fou comme le monde des chevaux peut être magique. Tout commence par un câlin, puis une randonnée pour finir avec des leçons et finalement l'adoption d'un animal hors du commun. Joie après joie, on oublie les inconvénients.

Par contre, ce monde-là peut être déchu dans la modernité où nous vivons. La société préfère avoir comme voisin un bloc de condos au lieu d'une écurie. Les gens sont tellement superficiels, nous surconsommons des objets qui n'ont aucun sentiment et nous maltraitons des animaux qui sont plus humains que les humains eux-mêmes.

J'ai longtemps pensé être en « amour » avec l'équitation, mais je me trompais. Quand je marche à côté de mon ami de 1000 livres sous les rayons du soleil en regardant sa crinière qui flotte au même rythme que mes cheveux à cause du vent, je réalise ce que j'aime vraiment. Le fait de dominer un cheval et le pousser à bout simplement pour avoir un semblant de plaisir et d'adrénaline ne m'attire pas du tout.

Ce qui me fait le plus de peine dans tout ça, c'est qu'il y aura toujours des barrières. L'argent qui contrôle tout dans la vie n'est pas accessible pour tous et, sans ça, ton cheval a beau être la chose à laquelle tu tiens le plus, ça ne te mènera nulle part. C'est fou comme c'est égoïste, mais j'ai peur, peur de m'en séparer et par conséquent de l'envoyer vers un mauvais chemin où personne ne saura en prendre soin et où la mort l'attend.

Ça me tue de penser que l'être que j'aime le plus sur la Terre ne pourra pas toujours être près de moi pour des raisons techniques et financières. Ça me tue de penser que la seule chose qui m'a gardée en vie pendant des moments difficiles pourrait disparaître. Ça me tue de l'imaginer souffrir même si ma conscience me dit qu'il y a beaucoup de gens qui aiment les chevaux comme moi, des gens qui croient qu'il n'y a pas de mauvaises bêtes seulement des mauvais humains.

Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.

Par Mclaniece

Mclaniece
Tout à fait d'accord avec toi....moi j'ai commencé par la randonnée, les leçons (j'commence mon 3e cours samedi), les câlins (puisque je brosse des chevaux pour adoucir ma crainte) mais en avoir un reste encore un rêve. J'ai 49 ans et j'en réalise une partie en faisant mes cours(payé avec l'argent que j'aurais pris pour acheter des cigarettes). Suite à un burn-out je suis sans travail mais j'ai confiance à la vie. Je ne me voie pas sans le monde équin maintenant....
...Fais confiance à la vie, gardes espoir, aujourd'hui tu as ton cheval. Ne perd pas de temps précieux au cas où, c'est quelque chose que tu sais maintenant. Profites-en aujourd'hui pendant que vous êtes là, tout les deux.

Je te souhaite beaucoup de bonheur avec ton cheval.

Par likeariver

likeariver
Wow, tu as traduit en mots, ma pensée et surtout mon sentiment de crainte et d'impuissance face à la vie.
J'aime tellement ma relation avec mon poulain. Je redoute le jour où je devrai m'en départir soit par problèmes financiers, soit à cause de la mort de cette âme équine dont la vie demeure si fragile.

Quand la vie est trop belle, on dirait qu'il y a toujours un évènement pour venir boulverser notre bonheur...

Moi aussi les chevaux m'ont aidé à m'accrocher malgré une adolescence difficile et chaque jour je suis consciente du bonheur et de la chance que j'aie et j'en profite.

Par FloB

FloB
Tellement d'accord... Tu as retranscrit ma pensée... De mon côté, j'en pleurerais tellement j'aimerais avoir un cheval à moi toute seule, mais juste à cause de l'argent c'est impossible, il serait mal, et je veux pas toujours le mettre en demi-pension, ce serait MON cheval ...

Par Tinam:)

Tinam:)
Ton texte est magnifique et très réèl ! On se rend compte à travers ton texte à quel point nous sommes vulnérable et sous la domination de la moderniter et de l'argent !