On m'a enlevé ma moitié
- par Quezak
[ SÉPARATION ] Cette histoire commence il y a déjà quelques années. Je rêvais d'un cheval, mes parents me proposèrent donc de demander à ma monitrice d'équitation s'il y avait des chevaux à prendre en pension au club où je montais. On me dit alors d'aller chercher Quézak au pré. Mais qui était-il? Un jeune cheval bai foncé à la longue crinière noire m'avait-on dit. Quand mes yeux s'ouvrirent sur lui, je fus émerveillée, je ne le connaissais pas, je ne l'avais jamais monté, mais il était déjà tellement parfait pour moi. Je fus donc sa première cavalière et une complicité énorme se mit en place rapidement. Nous avons vécu nos premières expériences ensemble, l'apprentissage, car il n'était qu'un bébé de trois ans, nos premiers concours et ma première histoire d'amour finalement. Personne ne pariait sur lui, mais moi j'ai tout de suite vu qu'il était fait pour moi.

Photo fournie par l'auteureZoom
Notre passion dura trois ans comme ça et puis, un jour, le poney club voulut le vendre. C'était les vacances d'été et le Centre équestre des Chesnoy était là avec tous ces cavaliers qui le montaient pour l'essayer. Mes parents n'ayant pas les moyens de l'acheter, il partit donc dans une nouvelle famille, loin de moi. Je n'étais qu'une adolescente, je n'ai donc rien pu faire mis à part le pleurer. Mes parents pensaient que ça passerait avec le temps, qu'en prenant un autre cheval en pension, je m'en remettrais. Seulement, quatre ans après, il est toujours là, dans mon cœur, mon Quezak et il n'y a que sur son dos que je me suis sentie aussi bien. Je n'ai pas arrêté l'équitation, mais le problème c'est que je compare toujours les autres chevaux à lui et que pour moi aucun ne lui arrive à la cheville. Il est mon premier poney. J'ai retrouvé sa trace. Ses propriétaires, auxquels j'ai proposé de le racheter dans un premier temps, car je le voulais à mes côtés, m'ont expliqué qu'ils ne voulaient pas se séparer de lui. J'ai alors demandé à venir le voir mais, là encore, ses propriétaires me l'ont refusé.
J'ai bien grandi maintenant et je peux l'assumer, je veux l'assumer. De ma peine, je veux qu'il sache que pas une seule seconde je m'arrête de penser à lui et que, d'où je suis, je fais tout pour qu'on puisse être à nouveau réunis comme avant. Je ne lâcherai jamais, j'en fais la promesse à mon amour pour toujours.
Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.




Par Quezak
Par -¦ Jo ¦-
Par Caro81
Donc, durant 4 ans, j'allais chaque jour, des fois même 2 fois par jour, le voir et m'occuper de lui à l'écurie. Il m'a tellement aidé à passer à travers cette période difficile de ma vie, mais un jour, je suis entrée et ma mère n'avait pas voulu me dire qu'Il avait été vendu......J'ai tellement eu de peine, j'ai eu si mal....Aujourd'hui, 15 ans plus tard, je parle de lui et j'ai les larmes aux yeux encore...J'ai eu la chance de le revoir, 8 ans plus tard, dans un festival équestre. J'ai pris la chance de m'y rendre en me disant qu'il faisait peut-être encore des compétitions. Nous sommes tombés face à face, il s'est mis à crier comme il le faisait à mon arrivée à l'écurie chaque jour. Son nouveau propriétaire avait entendu parlé de moi quand il l'a acheté, il a lui aussi tout de suite vu qu'il me reconnaissait.J'étais tellement émue et heureuse de le revoir, surtout qu'il me reconnaisse après toutes ses années!! Mais le quitter après cette si belle journée m'a fait autant souffrir qu'à son départ, mais j'ai pu lui dire au revoir enfin...Son propriétaire a refusé de me le revendre, mais il m'a promis qu'il était aussi bien traité chez lui qu'il l'avait été avec moi, et qu'il finirait ses jours aussi chez lui.
Sache que Quezak ne t'oubliera jamais non plus, et je comprend entièrement ce que tu ressens aujourd'hui.
Par Quezak
Par Marion-Ôbi
Par Caro81