Trouver un entraîneur compétent
- par rave - Mots-clés :
[ FORMATION ] Je ne comprends pas ceux qui s'entraînent avec des « no names ». Pour moi, le cheval est un animal qui peut être dangereux. On ne va pas chez un médecin qui n'a pas de diplôme et qui n'a pas fait ses preuves. Alors on doit, selon moi, faire de même lorsqu'il s'agit d'équitation. Ce que je déteste le plus dans la vie c'est l'incompétence. Une personne m'a remerciée parce que l'un des textes que j'ai écrits l'a aidée à y voir plus clair alors qu'elle se posait des questions sur son entraîneur. Dans l'espoir d'en aider davantage, j'écris donc aujourd'hui ce texte.

Photo fournie par l'auteureZoom
La FEQ essaie de former des instructeurs des plus compétents, mais si la personne se force pour l'examen et n'a pas les qualités nécessaires, normalement, quand elle arrive chez elle, eh bien, elle est moins productive. Aussi, si on m'assoit sur un cheval que je connais bien, je sais comment le monter, quoi faire pour ci et ça, mais c'est quand on m'assoit sur un cheval que je ne connais pas qu'on voit vraiment mes qualités de cavalière.
Vous savez, aux États-Unis, lors de la première journée du cours pour être instructeur d'équitation thérapeutique, il y a un examen écrit portant sur le cheval, un test d'enseignement et un examen à cheval. Les tests qu'on faits en selle se font avec des chevaux qu'on n'a jamais vus. On a pourtant les mêmes figures à faire. Cinq minutes, seulement, sont allouées pour le réchauffement et c'est l'examen. Croyez-moi, ça, c'est beaucoup plus représentatif de nos qualités de cavalier.
Alors, oui, j'aimerais que le programme de formation des cavaliers et instructeurs se développe davantage. C'est important. Donc, la première chose à valider est vos besoins par rapport à la formation de l'instructeur.
J'ai eu un entraîneur qui n'était pas certifié, mais il était excellent pour débourrer des poulains et c'est ce dont j'avais besoin. Il connaît les chevaux de A à Z et est un cavalier hors pair. Toutefois, sa pédagogie ne correspond pas à ce que je recherche, mais je n'ai pas fait appel à lui pour apprendre à monter, je le savais déjà. Il m'a aidée à me surpasser et, maintenant, peu importe le poulain, je suis capable de faire le travail. Si je me suis rendue où je suis, c'est en grosse partie à cause de lui. Je l'en remercie!
L'expérience doit être le deuxième point que vous évaluez lors du choix d'un entraîneur. Fiez-vous aussi au bouche-à-oreille.
Cet homme n'était pas certifié, mais il était forgeron depuis belle lurette et entraînait des chevaux qui se sont démarqués aux niveaux provincial, national et international depuis longtemps. Il avait aussi très bonne réputation.
Ensuite, il y a des gens qui me disent que, oui, leur instructeur est certifié et qu'il répond à leurs besoins; que celui-ci n'a pas besoin d'avoir gagné 100 000 trophées. C'est bien correct si ça répond à vos attentes, on n'a pas tous le même besoin en équitation. Certains font ça pour se détendre, mais moi, la compétition, je vois ça comme un dépassement de soi. Alors oui, les compétitions sont importantes pour moi. Pas parce que je me pense meilleure que les autres, mais parce que ça me prouve que mon entraînement est bien. Si ça va mal à une compétition, j'identifie ce que j'ai à travailler et, la semaine d'après, je m'arrange pour ne pas refaire cette erreur. Plusieurs vont en compétition pour battre celui-là ou celle-là ou encore pour montrer qu'ils sont les meilleurs, mais pas moi. J'y vais pour me surpasser et pour m'améliorer. Ça me dit où j'en suis par rapport aux regards des autres (des juges, des autres compétiteurs et des spectateurs) et je suis contente de voir les résultats de votre sondage sur la question parce que c'est ce que les gens vont en grosse partie chercher, eux aussi. Je ne suis pas toute seule.
Troisièmement, il faut donc déterminer si la compétition est importante pour vous dans le sens du dépassement de soi et les prix qu'a remportés l'entraîneur.
Un bon exemple que je peux vous donner est le suivant : Vous devez choisir un docteur pour vous opérer au cerveau, votre vie dépend de cette opération. Qui allez-vous choisir entre trois médecins (Gilles, Jules et Guy) qui pratiquent depuis 20 ans. Il y a seulement Jules et Guy qui sont reconnus au collège des médecins. Vous n'allez pas choisir Gilles, non.
Jules et Guy opèrent le cerveau depuis 20 ans et sont reconnus au collège des médecins. Guy a gagné cinq années consécutives le prix Excellence du Collège des médecins.
Alors qui choisissez-vous, honnêtement? Votre vie en dépend, ne l'oubliez pas... Guy qui a gagné cinq trophées, non? Soyez honnête, vous allez mourir si vous ne choisissez pas le bon.
Certains me diront que ce n'est pas un bon exemple puisque notre vie ne dépend pas de l'instructeur ou de l'entraîneur qu'on choisit. Pour vrai, mais si c'était le cas… N'oubliez pas que, pour moi, le cheval est un animal qui peut être dangereux.
En conclusion, il faut déterminer nos besoins en regard de la formation de l'entraîneur, son expérience et les prix qu'il a remportés. Voici une liste de questions à vous poser :
Quels sont vos besoins?
Que recherchez-vous d'un entraîneur?
Quelle impression vous donne la personne rencontrée?
Vous sentez-vous bien avec cette personne?
Allez-vous être gêné de lui poser des questions?
Qu'a la personne comme formation? Est-ce que cela répond à vos attentes?
Qu'a la personne comme expérience? Avez-vous déjà entendu parler de mauvaises expériences en lien avec cette personne?
Qu'est-ce que les chevaux de cette personne ont réussi à accomplir?
Finalement, est-ce que vous pensez que cette personne peut répondre à vos attentes et besoins?
Vous savez, si j'aide une personne en écrivant ce texte, eh bien, je suis heureuse et je me dis : mission accomplie.
Sur le même sujet : Comment trouver un bon entraîneur pour votre cheval et vous
Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.







Par Nath44
Qui connait la mécanique de l'animal et qui sait comment s'en servir.
Qui peut monter n'importe quel cheval et en faire ce qu'il veut.
Comme il m'a déjà dit, tout le monde peut-être passager d'un cheval, mais beaucoup moins sont conducteur. Il faut apprendre à sentir le mouvement du cheval, réagir avant que celui-ci nous mettes en péril, et être capable de le ramener dans les secondes qui suivent.
C'est pas parce que l'ont a une bonne assiette, que l'on est un bon cavalier.
Nathalie
Par rave
Ma fiche concerne l'équitation thérapeutique qui sera probablement, vu l'intérêt, le sujet d'un autre article. Parce que équitation thérapeutique ça veut dire THÉRAPEUTIQUE pas ADAPTÉE. Le rôle est donc de se servir du cheval comme moyen de réadaptation. Il est donc super important à mes yeux d'avoir une formation en réadaptation, être instructeur d'équitation "normale" (il faut bien savoir enseigner à quelqu'un de "normale avant d'enseigner à une personne borderline ou schizophrène) et avoir une formation en équitation thérapeutique pour savoir comment faire face à un cavalier qui a telle difficulté pour le faire cheminer vers la réadaptation.
Si je ferais de l'équitation ADAPTÉE j'aurais juste besoin d'être instructeur d'équitation "normale" parce que quelqu'un de borderline ça marche et ça a un QI normale donc à cheval c'est pareil comme tout le monde. Mais, moi, la sociothérapeute, je fais de l'équitation THÉRAPEUTIQUE: avec cette patiente, je veux utiliser le cheval comme moyen de réadaptation donc je travaille en gros la gestion des émotions (entre autre la colère et l'irritabilité) et la relation qu'a la personne avec son cheval pour la transposer aux relations humaines. J'ai des objectifs envers cette patiente et je travaille en collaboration avec ses parents et ses intervenant. Je suis présente lors des plans d'intervention multidisciplinaire. Je suis une intervenante puisque je fais de l'équitation THÉRAPEUTIQUE.
Alors OUI, il faut être comme moi entraîneur de la FEQ, formation en réadaptation et instructeur d'équitation thérapeutique. Pour se servir du cheval comme moyen de réadaptation. Et OUI, pour moi, il faut être tout ça sinon on est imcompétant. On oeuvre auprès de gens ayant des limitations alors oui les diplômes sont importants. Si non, on ne peut, selon moi, appeller ça équitation thérapeutique.
Alors désolé si j'en choque certain, mais c'est ici l'éducatrice spécialisée qui écris. Pensez-vous qu'on puisse inviter un prof d'équitation au centre de réadaptation pour une rencontre médecin, physiothérapeute, ergothérapeute, psychologue et travailleur social ? NON, que ferait une telle personne à cet endroit ? Sait-elle que difficulté de supination du poignet droit, ataxie, pronation veut dire ? Mais est-ce qu'un instructeur d'équitation qui est éducateur spécialisé peut se mêler de la conversation et arriver avec des solutions ? OUI, il aura même des suggestions d'objectifs à travailler à cheval.
C'est ça, pour moi, équitation THÉRAPEUTIQUE.
Par Pacheelys
Par Nath44
En bout de ligne, le coût de l'entrainement est supérieur, car plusieurs choses sont omisses et sont à recommencer avec le pro, et le pire dans tout cela, même si t'essaye d'expliquer cela à ces personnes eux ce voit comme de vrai pro
En passant pour moi le terme no name, je le vois comme quelqu'un qui n'a pas fait ces preuves dans le domaine,l'expérience cela s'acquière avec plusieurs années de théorie et de pratique, puis quand je paye les certificats aussi sont important, car ils donnent tout de même une bonne base de théorie, apprendre sur le tas je ne dis pas que ce n'est pas bien, par contre il manquera toujours un petit quelque chose.
Maintenant je vois vraiment la différence entre le mot entraineur et le pro, chercher un vrai bon entraineur qui a fait ces preuves c'est très difficile et cela ne court pas les rues, j'en ai vu beaucoup avant de faire mon choix et lorsque vous allez rencontrer un vrai pro, vous allez dire maintenant je comprend.
Par Nath44
Tu sais, c'est comme lorsque tu cherches un employé, plus son cv est complet, plus il a de chance d'être engagé, évidemment cela ne veut pas dire que ce sera le meilleur choix, cependant tu dois pouvoir te baser sur quelque chose
Mon premier critère était que la personne ai son propre élevage, et qu'il ai remporté de grand prix avec les poulains que lui même avait entrainé, évidemment pour pouvoir accéder à ces concours la personne devait-être automatiquement certifié.
La question qu'il m'a posé, fût qu'est-ce que tu veux pour toi, et qu'est-ce que tu veux pour tes chevaux, jamais on m'avait posé cette question, il voulait ajuster le programme à mes attentes, le fait que j'ai des stands et que lui élève des QH ne le dérangeait en rien, il m'a dit au-delà de la race, chaque cheval est différent, et doit-être entrainé d'après son potentiel et ce que l'on veux en faire.
Il n'a pas une grosse école avec des classes de 10 étudiants, et n'en veux pas, mais plutôt de 1 à 3, car il enseigne la mécanique, les mouvements que l'on doit ressentir, un départ au galop sera refait 100X s'il le faut, jusqu'au moment ou le cavalier sentira sa monture et sera capable de suivre le mouvement sans risquer de se blesser ou blesser le cheval, la sécurité avant tout, ce que beaucoup d'entraineurs disent: il faut tomber plusieurs fois pour apprendre, lui est totalement contre cela, il dit qu'il vaut mieux bien apprendre que de tomber et de ce blesser.
Par Blaze80