Jours noirs
- par jessie
[ FAIT VÉCU ] J'ai commencé à monter à cheval à l'âge de 5 ans, mon père m'a acheté mon premier cheval à 14 ans. Je faisais du gymkhana, surtout du baril et des pôles dans des classes de niveau amateur. Ensuite, j'ai suivi des cours de toutes sortes (plaisance, reining, saut, dressage). J'ai toujours monté environ cinq à six semaines. C'est ma vie.

Photo : JessieZoom
Tout a basculé le jour où j'ai vécu un vol à main armée qui m'a laissé une jambe en très mauvais état (douzaine de fractures, pied arraché de l'articulation). La réadaptation a été très longue. J'ai été des années à avoir des douleurs atroces, à ne pouvoir marcher. J'avais déjà des problèmes de poids mais là, ça a explosé : j'en étais à 350 livres. J'ai eu un autre accident : tête radiale du coude cassée aussi. Ça faisait environ sept ans que je montais à cheval : environ une fois par année, deux maximum. Mes chevaux sont chez moi.
Avant l'accident de ma jambe, j'avais acheté deux pouliches : une Canadienne et une Quarter horse. Lors de mon accident, elles avaient 11 mois et 2 ans. J'ai donc dû faire entraîner la Quarter horse, plus tard la Canadienne qu'on a entraînée plus pour la voiture que la selle. J'ai décidé de la monter, mais comme je suis très pesante, elle s'est mise à paniquer et m'a jetée par terre. C'est ma faute, elle avait un caractère éveillé et je ne lui faisais pas confiance. J'ai demandé à mon mari de la tenir à la longe, elle a eu peur et je suis tombée. Je me suis retrouvée à l'hôpital avec l'humérus coupé en deux. On a dû opérer et insérer une tige de fer, que j'ai encore. Je n'ai jamais remonté. Je n'ai plus confiance aux chevaux.
Le malheur, c'est que j'ai eu une pouliche. Le dernier cadeau de ma mère avant de mourir a été de me payer un bridage. J'ai fait brider la Quarter horse qui est énergique mais douce, ça ne prenait pas. J'ai donc vendu la Canadienne pour acheter une jument paint que j'ai fait brider. Elle m'a donné une très belle pouliche. Je l'adore, mais je ne sais plus si je vais réussir à remonter. Je m'en occupe, la brosse, la sors, etc.
Ma pouliche aura bientôt sept mois. J'ai perdu du poids : 278 livres. J'ai beaucoup de chemin à faire. Je sais que mon poids me déséquilibre. Je ne veux pas remonter avant de peser 220 livres, mais c'est long et je désespère. Je me demande tous les jours si j'aime encore ça et la réponse est oui, mais je crois que la peur est difficile à surmonter.
Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.






Par Nickita
T'en a eu de la malchance
Moi je te dis de ne pas lâcher et de ne jamais perdre espoir. Si tu a peur, vas y progressivement. Ne te décourage pas. Bonne chance
Par Nickita
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